2017 : année d’abolition de l’homophobie en islam ! Que les militants maghrébins proposent ce projet de loi : en Tunisie (en arabe, en français) et/ou au Maroc (en arabe, en français) !

Mon manifeste d'amour au peuple 2/3
 




Mon manifeste d'amour au peuple 3/3


ISLAM POSTMODERNE








Accès direct à l'ensemble des articles منفذ مباشر إلى مجموع المقالات
(Voir ci-bas انظر بالأسفل)

mardi 22 septembre 2015

Ars erotica 6

Une Tunisie de la honte 


 

Tout patriote tunisien a honte aujourd'hui de son pays, une Tunisie de la honte !
On vient de condamner à un an de prison un jeune étudiant pour... homosexualité !
Le tribunal de première instance de Sousse l'a fait sans que le fait reproché à l'intéressé, âgé de 23 ans, n'ait été constaté par des agissements, mais juste induit d'un test anal
Honte à la magistrature
Les juges qui l'ont condamné ont appliqué une loi scélérate de l'ancien régime honni, rejeté par le peuple. Mais sa loi est restée.
Les juges ont donc condamné le jeune homme au nom de la dictature et non au nom du peuple.
Cette loi, l'article 230 du Code pénal, est une survivance du protectorat. Elle est contraire à une juste interprétation de l'islam et de la morale. Les juges ont donc agi contre l'islam et selon la morale coloniale.
La magistrature doit donc avoir honte ! Qu'en pense leur association qui revendique son indépendance au nom du service des intérêts du peuple ? Pourquoi ce silence coupable ?
J'avais pourtant attiré l'attention de l'association* à la veille de son conseil national sur une telle pratique indigne de l'État de droit que nous voulons instaurer dans notre pays . Mais   l'association a préféré parler de ses intérêts financiers et a occulté cette éminente question d'éthique !
Qu'elle nous donne son avis et qu'elle invite à cette occasion le ministère public à faire appel de cette injuste décision de la honte !
Honte à la médecine
L'homosexualité du jeune homme n'a pas été constatée par des actes qu'il aurait eus; elle a été décidée au vu d'un test moyenâgeux, test anal décidé par le juge et exécuté par un médecin légiste.
Pourtant, de par le serment même que les médecins prêtent avant l'exercice de leur métier, ils s'engagent à exercer la médecine en étant fidèles aux lois de l'honneur, en respectant toutes les personnes et leur volonté sans aucune discrimination selon leur état ou leurs convictions et d'en protéger les affaiblies, vulnérables ou menacées dans leur intégrité ou leur dignité.
Où est cet engagement quand on fait subir à un innocent, juste coupable de vivre selon sa nature, un test immoral, violant son intégrité et sa pudeur ?
À la veille du jugement, j'ai interpellé le Conseil national de l'ordre** pour dénoncer une telle pratique et décider de la boycotter à l'avenir; on attend toujours une réaction sauvant l'honneur de la médecine tunisienne. 
Honte à la police républicaine 
On croyait avoir une police enfin républicaine, au service du citoyen. Or, il n'en est rien ! 
Car le jeune homme a été arrêté au vu des SMS intimes qu'il a échangés avec un  homme. 
Outre la violation de l'intimité du jeune, elle s'est rendue coupable aussi de persécutions illégitimes sans faits matériels les justifiant.
Elle l'a aussi détenu abusivement depuis le 6 septembre le soumettant à des questionnaires relevant de la torture morale sur sa vie privée et intime.
Cela n'honore pas les forces de l'ordre qui doivent être exemplaires pour mériter la totale confiance du peuple. 
Honte à la classe politique
La honte est encore plus grosse de notre classe politique toutes tendances confondues. 
Car elle se complait à laisser le peuple souffrir de la législation scélérate de la dictature alors que son premier devoir au lendemain de la révolution était de l'abolir. 
L'article 230 du Code pénal devait l'être en premier pour sa violation caractérisée de l'honneur et de la morale et des droits de l'homme outre son caractère illégal et illégitime.
Et la honte est à son comble quand on sait que le chef du parti religieux, censé être le plus farouche opposant à l'abrogation de cet article de la honte, a fait publiquement état de son ralliement à la nécessité de son abrogation.
Alors, qu'attend notre classe politique pour se réveiller de sa léthargie et décider incontinent l'abrogation de ce funeste article ?
Doit-on accepter d'autres drames ? Il suffit ! 
Voici, en rappel et ci-joint, une proposition de loi*** soumise à qui de droit de la part de la société civile abrogeant l'article de la honte. Que les plus patriotes s'en saisissent et la soumettent donc d'urgence au vote de l'Assemblée des représentants du peuple !
Ainsi sauvera-t-on l'honneur de la classe politique tunisienne du déshonneur qui la frappe par la perpétuation de l'injustice d'une telle scélératesse légale !



*
**
***


Publié sur Al Huffington Post