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samedi 2 mai 2015

Une transfiguration poléthique 7

Pèlerinage de la Ghriba : Que la Tunisie normalise enfin ses rapports avec Israël !



Du 6 au 7 mai a lieu à Djerba le pèlerinage annuel de la Ghriba, moment privilégié de l'année pour nos compatriotes et leurs coreligionnaires juifs de venir communier dans un sentiment religieux fait de tolérance et de respect d'autrui.
Car notre terre de Tunisie est ardente et de haute spiritualité, et elle a toujours été et restera ouverte à un islam spirituel, oecuménique et tolérant, non pas à une religiosité ostentatoire et intégriste qui n'a rien de l'esprit vrai de l'islam se voulant le sceau de la révélation céleste et donc humaniste intégralement.
Rompre avec l'hypocrisie de la classe politique
Or, on assiste encore, y compris au plus haut niveau de l'État, à des manifestations qui entretiennent une confusion néfaste des valeurs, envoyant des messages négatifs à nos concitoyens et à nos amis.
C'est qu'elle traduit une politique illisible montrant une condescendance coupable avec des sentiments d'exclusion de la part de certains esprits minoritaires voulant faire de notre pays une terre de guerre de religion, y compris au sein de la classe politique au pouvoir ou susceptible d'y avoir son mot.
Aussi, pourquoi ne pas saisir cette occasion pour décider la mise de la classe politique devant ses responsabilités et ce en osant rompre avec cette aberration consistant à ne pas avoir de relations normales avec Israël, un État reconnu sur le plan international et y ayant tout son poids?
Cela permettra de se délester enfin d'une l'hypocrisie politique qui n'a  que trop duré et qu'on retrouve de part et d'autre d'une classe politique pusillanime. Celle d'une partie de nos politiciens qui instrumentalise la juste question de Palestine à des fins partisanes et d'une autre qui ne sait assumer ses convictions, gardant son drapeau dans sa poche.  
La normalisation de nos rapports avec l'État juif est une inéluctabilité et se fera tôt ou tard; aussi, autant y aller de suite en spécifiant clairement que cela se fera dans le cadre bien précis d'un appel nécessaire et plus qu'urgent du retour à la légalité internationale du partage de 1947.
C'est qu'on oublie cette vérité incontournable ou qu'on veut la faire oublier, y compris chez ceux qui se disent acquis à la cause palestinienne, prétendent la défendre quand ils ne font que la desservir.
Revenir à la légalité internationale 
Une annonce à l'occasion du pèlerinage de la Ghriba d'un tel retour nécessaire et inéluctable à la légalité internationale aura l'avantage de clarifier la situation au sein de la classe politique, permettant de démasquer le double jeu de ceux qui se prétendent patriotes et défenseurs de la cause palestinienne quand ils ne font rien ni pour la Tunisie ni pour la Palestine, les deux en quête de paix.
Cela permettra aussi au président de l'État qui se dit continuateur de l'oeuvre de Bourguiba de réaliser la vision de son prédécesseur qui a été le premier à appeler à une telle solution tombant sous le sens, imposant un retour salutaire à une légalité bafouée. 
Car la Tunisie et la Palestine auront tout à gagner à la normalisation des rapports avec Israël. La première, pour le moins, en ayant l'occasion de faire montre de son génie pour agir à la restauration de la paix dans le monde. Et la seconde en bénéficiant d'un tel rappel plus qu'urgent au retour nécessaire à la légalité internationale pour sauver son droit légitime à un État viable légalement reconnu.   
Doit-on ajouter que la Tunisie pourra , de plus, bénéficier de l'expérience juive dans nombre de domaines où le savoir-faire israélien n'est plus à démontrer, notamment en matière technologique à un moment où notre développement en a le plus cruel besoin ?  
Et que l'on ne s'y trompe pas ! En normalisant ses rapports avec Israël, la diplomatie tunisienne aura à faire du retour à la seule légalité internationale qui compte son cheval de bataille diplomatique. Et elle aura d'autant plus de mérite et de panache à le faire, en plus d'écoute et de chances d'y réussir, qu'elle le fera en position de force, celle de pouvoir s'adresser directement à l'intéressé. 
Une telle reconnaissance ne peut d'ailleurs que faire sens depuis la paix conclue entre les Israéliens et les premiers intéressés des pays arabes, tout autant qu'au vu du dialogue de sourds actuel entre Palestiniens et Israéliens faute d'intercesseur et de conciliateur crédible.
Que la Tunisie, connue pour ses talents d'amiable composition et d'ouverture à tout crin, fasse donc profiter de ses compétences une région du monde qui pourrit les relations internationales faisant verser à l'humanité dans les plus horribles turpitudes.

Pour cela, faut-il que nos politiciens aux commandent aient assez de courage d'aller à l'encontre du conformisme logique ambiant et d'un conservatisme social qui n'est qu'une illusion cachant le dogmatisme d'une certaine élite politique bien plus manichéenne que réaliste, au point de pratiquer une politique de gribouille.  

Publié, légèrement modifié, sur Al Huffington Post