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mercredi 31 décembre 2014

Rêve-olution continue 8

On ne doit pas parler de Deuxième République pour la Tunisie





Avec la nouvelle année, la Tunisie est entrée dans une phase nouvelle après l’achèvement du processus électoral qui augure d’une phase de consolidation des acquis démocratiques du peuple de nature à faire oublier les errements de celle qui suivit la Révolution et qui fut assez instable comme toute période de transition.

On parle de Deuxième République et on a bien tort de le faire, car il s’agit plutôt de Nouvelle République tellement la coupure avec le passé est impérative malgré les apparences toujours trompeuses.

En effet, la Tunisie fut moins une République au sortir de l’indépendance qu’une autocratie. C’est que la République est d’abord et avant tout la chose du public (res publica) alors que notre pays fut celui de la chose de ses gouvernants, et ce même et y compris du temps de l’artisan du régime de la Tunisie indépendante, Bourguiba.

De plus, l’expression Deuxième République réfère par trop à l’ancien protectorat étant connotée histoire française. Et une telle référence ne permet pas de mettre l’accent sur l’esprit de ce qui se passe en Tunisie consistant surtout en une nouvelle culture démocratique, une refondation de la pratique politique en ce pays.

En outre, cela augure indirectement mal de l’avenir du Coup du peuple tunisien puisque la seconde République française échoua et donna lieu à des errements que l’on ne souhaite pas à notre pays.

Aussi, il serait plus judicieux de parler de Nouvelle République que de deuxième ou seconde République.

Il reste à ce que les nouveaux dirigeants du pays veillent à concrétiser tout ce dont le peuple tunisien est capable en la matière en transfigurant la politique, y introduisant l’éthique qui lui manque actuellement, en faisant une politique compréhensive, une politique éthique, une « poléthique ».

Car, sinon, on ne fera que reproduire l’ancienne soi-disant république qui fut plutôt, comme le disait à juste titre le président sortant une monarchie républicaine.

Cela nécessitera que les nouveaux dirigeants arrivent à recevoir les revendications du peuple à la dignité et à la liberté cinq sur cinq.    

Bonne chance à la Tunisie Nouvelle République ! Que l’an cinq de sa Révolution soit celui de l’excellence, ne se réduisant pas au fameux mot de cinq lettres dans la bouche de ce peuple mature, porté sur l’esprit de contradiction et assez impertinent pour mériter la démocratie !
  

Publié sur Al Huffington Post
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http://www.huffpostmaghreb.com/farhat-othman/on-ne-doit-pas-parler-de-_b_6403078.html?utm_hp_ref=maghreb