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mercredi 31 mai 2017

Renouveau spirituel 1

Jusqu'à quand un ramadan encore immoral en Tunisie ?



Ramadan, en islam, est le mois de la piété par excellence; ce qui veut dire le respect absolu des préceptes de l'islam vrai. Car l'islam aujourd'hui est altéré par des pratiques étrangères, dont nombre dérivent de la tradition judéo-chrétienne, n'ayant rien à voir ni avec la lettre ni avec l'esprit de la foi des droits et des libertés fondamentales qu'est l'islam.
En effet, les préceptes véridiques de cette religion sont la manifestation d'une foi libre et saine de la moindre ostentation ou hypocrisie afin que la piété ne soit pas viciée par la fausseté.
Or, c'est ce qu'on voit encore en Tunisie, notamment lors de ramadan, où l'on fait tout pour faire dévier le mois de la piété véritable vers un mois d'hypocrisie et de religiosité de carnaval, sans parler des orgies alimentaires. Tout cela viole l'esprit du mois saint, la privation induite par le jeûne ne servant qu'une tendance devenue maladive à la paresse, loin de l'esprit originel de ce mois où piété doit rimer avec activité et productivité.   
De fausses allures piétistes
Dans le ramadan de cette année en Tunisie, bien immoral encore, on ne retrouve point les préceptes d'origine de l'islam alors qu'on n'a pas cessé d'appeler les autorités, les années précédentes, à en faire un modèle du genre,1 un mois de vraie et non de fausse piété.2
C'est bien de la fausse piété que de vouloir obliger les gens à jeûner s'ils n'en ont pas la conviction, l'islam étant basé sur la libre conscience de la valeur de ses préceptes. De plus, jeûner, c'est d'abord le faire pour Dieu, et non pour se montrer en société. Aussi, on a plus de mérite religieux à jeûner en un milieu qui ne jeûne pas, car ainsi on donne l'exemple de la foi véritable tout en résistant aux sollicitations pour ne pas jeûner.
Par ailleurs, le jeûne en islam n'est nullement une obligation absolue,3 en ce sens que Dieu a prévu lui-même des dispenses légales permettant de ne pas jeûner avec la possibilité de rattrapage quand cela devient possible, comme lors de voyage ou encore simple indisposition. Bien mieux, Il a toujours rappelé le but moral et social  du jeûne qui est de fusionner avec les pauvres et indigents, permettant ainsi de remplacer le jeûne par des oeuvres de solidarité, comme de donner à manger à qui n'en a pas les moyens ou de satisfaire les besoins basiques des indigents en habillement et autres nécessités de la vie. 
Voilà le sens du ramadan en islam et la visée à avoir à l'esprit de la Loi religieuse pour ce jeûne auquel on donne en Tunisie encore de fausses allures de piété, se soucient moins de son objectif moral et éthique que de s'ériger en censeur du comportement des gens. Ceux qui ne jeûnent pas et le font en toute liberté en public sont loin d'être moins pieux que leurs censeurs; ils sont même bien plus respectueux de l'islam que ceux qui osent leur reprocher leur comportement franc, sans hypocrisie.
Au vrai, ce sont de tels faux moralisateurs qui violent l'islam pur, ne faisant que reproduire un esprit loin de la morale islamique d'origine, dérivant de pratiques étrangères, telle l'Inquisition judéo-chrétienne.
Alors, jusqu'à quand tolérer de tels clones de Savonarole en islam? Faut-il rappeler à ces cheikhs judéo-chrétiens qui entendent terroriser ceux qui ne jeûnent pas en islam qu'ils violent cette religion et toute foi monothéiste sainement interprétée? Ainsi, le prédicateur supposé réformiste italien a bien fini par être rejeté par l'Église chrétienne, étant mort brûlé vif à Florence.      
Ce qu'est le vrai ramadan en islam
En islam authentique, on ne force jamais les gens à faire ce qui n'est pas une obligation absolue. Le jeûne est loin d'être une fin en soi; il a cette visée de solidarité sociale rappelée ci-dessus qui prime l'acte de se priver de manger.
De plus, si privation il y a, elle doit être, en premier lieu, du mauvais comportement, le meilleur jeûne étant de ne pas faire du tort à autrui, ni de mal se comporter avec lui, veillant toujours à donner l'exemple le meilleur. C'est cela la piété véritable qu'on aimerait retrouver en Tunisie : un mois où tout un chacun est libre de faire ce qu'il entend, se souciant surtout de l'administration de l'exemple insigne. C'est cela aussi le vivre-ensemble dont on rêve pour la Tunisie nouvelle, une démocratie modèle.
C'est donc le jeûne qui doit être caché et non le contraire; plus le jeûne est fait dans un environnement n'incitant pas à le faire, mieux est confortée la conviction dans la foi et attestée sa véracité, sans la moindre ostentation ou violence faite à soi, contraires à la foi d'islam. Dans cette religion, ne l'oublions pas, le croyant est un être libre qui ne se soumet entièrement à Dieu que par conviction et du fait de sa totale liberté. C'est là l'essence ou génie de l'islam, secret de sa perdurance dans les coeurs des vrais fidèles.
On a trop souvent tendance à oublier que l'islam est une religion duale, une foi et une politique terrestre. Ce qui veut dire que les intérêts de la communauté dans laquelle on vit sont primordiaux, autorisant de faire passer l'intérêt général avant les obligations religieuses qui ne concernent que le fidèle et Dieu, étant privatives.
Aussi, quand l'économie du pays, comme c'est le cas aujourd'hui en Tunisie, souffre de la mauvaise pratique d'un jeûne entraînant un quasi-arrêt des activités durant un mois, il est obligatoire de faire cesser ce tort au nom de l'intérêt général pour une remise au travail, comme d'habitude sinon encore mieux et plus fort, la piété véritable aidant. Au nom même de l'islam, cela autorise, par conséquent, de ne pas jeûner quand on se trouve dans l'incapacité de servir correctement son pays comme on le fait avant le mois saint. C'est la vraie piété islamique.
Pour des mains et un mental propres
Les actions non seulement immorales, mais aussi illégales, auxquelles on assiste de la part de certains agités durant ce ramadan relèvent de la négation de l'islam et non de son service. Si notre foi est sincère, on n'a pas à se soucier, en vrai musulman, du comportement de ses sœurs et frères. Le jeûne incite plutôt à incarner le bon exemple et non à forcer les gens à violer l'islam dans son esprit et sa lettre en voulant les obliger à jeûner alors que c'est leur liberté de le faire ou de ne pas le faire par conviction.
L'islam devant être une foi libre et responsable à la fois,4 il importe de faire cesser de telles nuisances dans le cadre de l'effort national pour une éthique politique au pays. La campagne «mains propres» ne saurait réussir si elle ne s'attaque pas aussi au mental sale chez nombre de nos faux religieux. Car c'est le mental qui commande les actes. Et ce mental est conditionné par la législation en vigueur, encore par trop scélérate, viciant les comportements à la racine, dans l'inconscient.
Dans les efforts méritoires pour assainir la vie politique et sociale en Tunisie, les autorités nationales, religieuses surtout, ne doivent pas négliger l'impératif d'abroger les lois liberticides qui violent déjà la constitution, mais aussi la religion du pays. Tous les textes scélérats touchant des sujets supposés tabous, faussement inspirés de l'islam qu'ils le violent, doivent être abolis au plus tôt.5 S'agissant de ramadan, il importe sans plus tarder de décréter solennellement et au nom de l'islam même, la liberté de jeûner ou de ne pas jeûner, rappelant le vrai sens du ramadan et les visées de la religion à son sujet.6
Comme l'usage du symbole est capital en la matière, il importe non seulement d'empêcher toute tentation d'obliger les cafés et restaurant à fermer le jour durant ramadan, mais d'autoriser aussi la libre vente et consommation d'alcool aussi bien durant les vendredis que durant tout ramadan, recommandant juste la tempérance, puisque ce n'est que l'ivresse qui est interdite en islam.7
Il est bien temps d'arrêter avec les faux-semblants en islam et en Tunisie en particulier. Il nous faut enfin une pratique d'islam saine, conforme aussi bien à son esprit qu'à sa lettre. Les tartuffes n'ont rien à voir avec cette religion qui est - répétons-le volontiers - une foi de droits et de libertés, où seuls comptent l'intention pure et le devoir insigne de l'exemple.
Alors, jusqu'à quand aura-t-on encore en Tunisie un ramadan immoral? Durant ce mois sacré, l'intention saine appartient au fidèle et sa pureté ne peut être jugée que par son créateur; et l'exemple à donner par le pieux qui jeûne est de ne pas se soucier de ce que font les autres, jeûnant ou pas, car on n'honore pas ramadan pour eux, mais pour Dieu. Et Il est Clément et Miséricordieux, rejetant les pratiques de bandits de ceux qui se réclament vainement de Lui

NOTES
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3
4
5
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7

Publié sur Huff Post