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samedi 12 septembre 2015

Pour la mondianité 4

La parole du FMI n'est pas divine!



Le FMI se veut être un oracle postmoderne, dictant sa loi, conditionnant une aide chèrement monnayée au respect tatillon de ses conditions exorbitantes, taillées sur mesure pour le lit de Procuste d'un capitalisme mondial ne tenant compte que des intérêts majeurs qui ne sont pas ceux des déshérités de la planète dont relève notre pays.
Une recette mi-figue mi-raisin
En visite en Tunisie, Madame Christine Lagarde, Directrice générale de cette institution représentative d'un monde fini dont on veut occulter l'obsolescence, a livré sa recette pour la Tunisie.
Si elle déclare pour les plus naïfs que la réussite de la démocratisation de notre pays compte pour le FMI qui l'y aidera, son discours ne déroge en rien à la ligne de conduite habituelle de l'esprit capitaliste estampillé néo-libéralisme. Ce qui surprend moins que l'écho qu'il a reçu auprès de nos élites traduisant cette réceptivité coupable, étant une quasi-soumission, qui relève bien de l'adoration religieuse dans son aveuglement et son dogmatisme.
Or, la parole de la directrice générale du FMI n'est pas divine et elle est bien loin d'être éthique au sens de congruence avec les exigences de la situation du pays, nos moeurs étant celles de la satisfaction du besoin basique non de la plus-value de luxe.
Ce que propose Madame Lagarde a certes sa logique propre, mais elle n'est ni la seule ni la plus valable, surtout qu'appliquée à la situation tunisienne, elle en devient illogique, problématique même.
Que dit la directrice générale ? Que la lourdeur administrative et son formalisme excessif sont rédhibitoires à tout effort sérieux de modernisation économique. Ce qui est vrai et suppose, comme elle le propose, un allègement juridique drastique. Cependant, un tel effort ne peut ni ne doit se limiter au domaine des affaires, devant au préalable toucher les aspects de la vie quotidienne, notamment en éliminant les tracas nombreux enveniment les moeurs. Nous y reviendrons.
Et quand Madame Lagarde parle de masse salariale énorme en Tunisie, elle fait mine de méconnaitre la réalité du pays qui est un océan de misère terrible avec des îlots de privilèges exorbitants. Or, une telle masse pléthorique aide à gommer un tant soit peu l'horreur de cette réalité afin d'éviter qu'un tel état devenu insupportable de nos jours ne verse dans la révolte, une réplique du Coup du peuple qui couve toujours dans les têtes. Est-ce une nouvelle révolution que veut Madame Lagarde en Tunisie qui serait plus réelle que virtuelle cette fois-ci?
Avant l'économie, il y a le social
Il est vrai aussi que la réforme des incitations à l'investissement et des incuries des systèmes fiscal et bancaire doivent relever de l'ordre de l'urgence absolue. Toutefois, cela ne peut et ne doit se faire que dans le cadre de la réforme préalable de la législation d'ensemble scélérate en abolissant les lois scélérates en matière de libertés privatives.
C'est en reconnaissant au commun des citoyens leurs droits basiques, consacrés qui plus est par la Constitution qu'on sera admis à en donner encore plus à ce qui constitue quand même une minorité privilégiée, celle des riches investisseurs. Avant d'aider ceux-ci à s'enrichir encore plus, il faut impérativement permettre à ceux-là de pouvoir vivre et vivre en liberté.

Pour d'aucuns, une telle conditionnalité ne semble pas avoir de relation directe; pourtant, elle est plus qu'évidente. Car on ne peut parler en termes de deux poids deux mesures dans le domaine des libertés en les limitant aux aspects économiques tout en négligeant celui de la vie privée; car c'est cette sphère qui conditionne l'acceptation de l'autre et en garantit le respect.

Par ailleurs, ce n'est pas en offrant à la Tunisie un nouveau prêt avec ses conditions exorbitantes et ses conséquences catastrophiques qu'on l'aidera à réussir à retrouver sa santé. C'est plutôt en bannissant tout nouveau prêt du FMI et en ayant le courage de transformer les anciennes dettes et leurs intérêts prohibitifs en investissements.
Voilà à quelle condition le FMI pourra refaire de la Tunisie, enfin plus juste et démocratique, son élève modèle. Il y va de son propre intérêt et celui des intérêts financiers qu'il représente avant même celui de la Tunisie.
Aider la Tunisie sans chipoter
Notre pays est aujourd'hui le laboratoire pour une nouvelle recette du vivre-ensemble local, régional et mondial, devant déboucher sur un être-ensemble serein et pacifique, relevant d'un humanisme intégral.
Sa crise doit être porteuse d'espoir par une aide sans conditions ni arrière-pensées, sinon son état catastrophique s'envenimera, débouchant sur une situation ingérable même pour le FMI et ses capitalistes.
En effet, avec un chaos tunisien semblable à ce qui se voit ailleurs, surtout à ses frontières, les intérêts des financiers internationaux seront à jamais perdus, car il y aura alors bien en Tunisie le chaos,  sans toutefois les richesses qui font le bonheur des prédateurs internationaux à la faveur d'un tel désordre synonyme d'enrichissement facile.
Il nous faut donc faire montre d'un minimum d'éthique; et c'est à nos dirigeants de l'exiger au FMI en démontrant que sa parole est loin d'être divine, relevant  même de la diablerie à rejeter sans hésitation, car débordant d'intrigue et de malice porteuses de funestes jours pour une Tunisie jamais aussi prête qu'aujourd'hui de prouver être une exception.   
Il ne s'agira rien de moins que d'un acte patriotique, le premier s'imposant à nos dirigeants en notre Tunisie partie pour l'excellence. Car son peuple le mérite ! Que ses amis vrais l'aident en quittant les sentiers battus de la fausse aide et en abandonnant la langue de bois désormais fourchue !
 Oui, l'union du peuple tunisien est possible autour d'une fabuleuse destinée qui rayonnera sur tout le bassin méditerranéen devenant lac de paix et augurant la réalisation d'une aire de civilisation entre l'Orient et l'Occident.
C'est à la réalisation d'une telle ambition que le FMI peut participer en osant faire montre de courage, innovant dans sa politique d'aide. Il n'y perdra rien, juste de minables avantages immédiats, son investissement étant gros de riches retombées 


Publié sur Al Huffington Post