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ISLAM POSTMODERNE








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dimanche 20 octobre 2013

D'altermondialisme à mondianité 2

De la CPRie et de la Tunisie Nouvelle République



La Tunisie, depuis son fameux Coup du peuple, est une manifestation basique de la postmodernité, notre époque actuelle. J'ose espérer que le CPR, dans sa version originelle et originale retrouvée, devienne le premier parti postmoderne, en mesure de faire fleurir sur la terre de Tunisie, ouverte à l'altérité,  tolérante et pluraliste, une démocratie véritable, universaliste. La Tunisianité le permet et l'ambition du parti d'origine du militant Marzoki, et non la caricature qui en est donnée aujourd'hui, le permettent.
À cette fin, je commence sur ma page Facebook deux séries simultanément en une tentative d'appel et de rappel du CPR à ses valeurs d'origine. Je ne désespère pas que le militant humaniste à la tête de la République comprenne de quelle arme redoutable il dispose pour faire fleuri en notre pays le printemps du monde postmoderne.
En effet, le monde change; le paradigme ancien est mort et une  nouvelle épistémè est en gestation. Le CPR, le vrai, est en mesure de signer la fin de la politique à l'antique et d'incarner la faim de sa transfiguration en une politique compréhensive afin que nous passions du mondialisme égoïste actuel en une mondianité où l'humanité est célébrée et la solidarité est de tout instant. 
C'est donc une invitation ultime à revenir au CPR vrai et de rompre avec sa caricature actuelle, un CPr inféodé à Nahdha qui a trahi l'islam authentique en son essence même : son humanisme, sa rationalité et son universalité.  
Je sais que j'irriterai les faux militants CPR se réclamant faussement de l'esprit originel de son fondateur. Mais je sais aussi que la base CPR, seule qui compte, reste fidèle au militant Marzouki et à sa création. Elle seule est en mesure de faire revivre ce parti qui se meurt à ses véritables valeurs. 
Que le seul vrai CPRoi, le militant Monscef Marzouki tranche ! Tout le pays — que dis-je? le monde entier —, attend l'oracle ! Alors, une Tunisie libre et libérée ou dogmatique et répressive? Une Nouvelle République humaniste, puisant dans un islam de tolérance ou une rautépublique intégriste et liberticide? Un islam démocratique et des libertés, toutes les libertés, ou un islam bédouin, ainsi que vilipendé par le Coran et la Sunna? 
Tous les militants des libertés attendent le verdict du militant Moncef Marzouki, aujourd'hui président d'une République en péril.
Je reproduis ici à cette fin les premiers articles des deux séries que j'entame sur ma page facebook. Et que vive la Tunisie véritablement révolutionnaire !
Et je termine en empruntant au militant Marzouki une double affirmation intriquée et que je fais miennes, résumant ma conviction qu'il n'est nulle utopie qui ne puisse se transformer en réalité tangible quand la pensée est volontariste : "Alors, nous n'irons pas sur Mars? Mais bien sûr que si... et nous réaliserons d'autres impossibles. Il faut tout simplement croire au... miracle, qui est la règle, et non l'exception. C'est parce que nous sommes stérilisés et bloqués par l'autoritarisme, que nous donnerons à la démocratie sa chance quand elle aura peut-être épuisé ailleurs sa vigueur." 
À médier par les responsables actuels du CPr. 
Revenons donc à la pensée militante, humaniste par essence; renouons avec le CPR ! Ainsi doterons-nous la Révolution tunisienne en coirs de l'arme magique pour gagner la bataille décisive du passage de la mondialisation actuelle, non seulement à l'altermondialité, mais à une mondianité où l'islam postmoderne fécondera le fait religieux du 21e siècle, une inévitable spiritualité universelle. C'est en retrouvant l'esprit d'origine de notre parti que nous gagnerons l'Armageddon !  

La CPRie ou CPRois, si vous parliez... 

1.1 — En 1987, chez Lieu Commun, paraissait "Arabes, si vous parliez..." inaugurant une collection appelée Islamie, présentée par le directeur de la collection Jean-Pierre Péroncel-Hugoz comme étant un "essai sans complaisance, rafraîchissant et constamment en prise sur la vie (d'un) jeune professeur de médecine tunisien et militant des droits de l'Homme sur le terrain; (qui) a tenté de s'exprimer dans son pays à travers plusieurs ouvrages toujours en langue arabe. "
Il s'agissait de notre président Moncef Marzouki qui interpellait non seulement ses compatriotes, mais les Arabes en général ainsi : "Arabes, si vous disiez enfin ce que vous avez sur le coeur, si vous ne taisiez plus ce que vous savez sur nos sociétés, nos gouvernants, nos théologiens... la face de notre monde commencerait sans doute à changer."
Malgré les obstacles du conformisme et de la censure, avec le même irrespect, la même ironie, le même sens d'observation que ses ouvrages arabes, Moncef Marzouki s'est adressé au public francophone en ce premier ouvrage en français afin de lui montrer que les Arabes ne sont pas tous paralysés par la fascination fondamentaliste et que beaucoup ne voient au contraire leur salut que dans une démocratie pluraliste.
Et J.-P. Péroncel-Hugoz de conclure : Selon Moncef Marzouki, seule cette issue permettrait à la civilisation arabe, en laquelle il a foi, de reverdir.
Aujourd'hui, MM est président de la Tunisie révolutionnaire et le parti qu'il a fondé participe au pouvoir. Que reste-t-il des idéaux du militant et des valeurs de son parti?
Il se trouve qu'au nom de ces valeurs qui étaient aussi miennes, admirant le militant, ses principes universalistes et son combat avéré, j'ai adhéré à son parti communiant avec lui dans sa version historique en des valeurs humanistes.
Aujourd'hui, à peine une année de présence au sein du CPR, le constat est amer : le parti du président militant droits-de-l'Hommiste ne représente plus les valeurs du combat de sa vie de celui qui est désormais son président d'honneur. Et quand je rappelle à certains militants les valeurs originelles du parti, c'est une bronca que je cause, me faisant injurier, traiter de tous les noms par quelques fortes têtes se comportant comme des gardiennes d'un temple de secte, vilipendé comme semeur de troubles et de divisions.
Aussi, fidèle à la pensée première de celui qui demeure à mes yeux, et sauf preuve contraire tangible, le militant que j'ai connu, et ce malgré le doute qui s'est insinué jusque dans la tête de certains des plus fidèles amis et compagnons de route, j'ai résolu de noter ici ce que je présente comme une ultime tentative de ne pas désespérer de la survivance à Carthage, chez son fondateur, du CPR d'origine et du militantisme d'antan du président.
Cette CPRie se veut donc comme un appel et un rappel aux valeurs humanistes. C'est une série d'articles qui sera plus ou moins longue selon ce que j'aurais à dire sur les écarts relevés au CPr actuel (que je note avec un petit r, renvoyant à la fausse république dans laquelle il s'installe confortablement, la raoyaupublique selon l'expression même de MM) par rapport au CPR d'origine, le parti historique humaniste du militant MM.
M'inspirant volontiers du livre précité qui reste tellement d'actualité que l'éditeur et ami du Maroc,, Afrique Orient, a jugé bon de le rééditer récemment, me confiant son admiration pour l'humaniste que nous avons à la tête de l'État et qui honore tout le monde arabe.

Au-delà de son entourage, ses conseillers et même ce qu'on a qualifié de centrisme, c'est le pari que fait mm sur le conservatisme de la société qui aura été sa grande erreur. D'abord, parce qu'un parti révolutionnaire ne se limite pas à tenir compte de l'état des choses, mais il agit et essaye de le modifier. Ensuite, parce que s'il y a du conservatisme dans la société tunisienne, il n'est que de surface, et il est surtout dans la tête et les réflexes conditionnés de ses élites. Car la société tunisienne des profondeurs est tout sauf conservatrice; elle est même volontiers libertaire et iconoclaste quand elle est livrée à elle-même, libre et libérée de tout contrôle. C'est pour cela que je dis que le CPR d'origine a le devoir de croire en ses valeurs et de militer pour les faire triompher. Il trouvera assurément du répondant. Et ce sur toutes les questions, y compris l'abolition de la peine de mort contrairement aux apparences, toujours trompeuses. Qu'il milite donc pour son introduction dans la Constitution tant qu'il est encore temps; il commencera alors à retrouver son âme !        

1.2 —

À tout seigneur tout honneur, nous commencerons par rendre hommage, comme il se doit,  à l'auteur de l'excellent livre dont nous empruntons non seulement le titre, mais aussi l'esprit et la lettre. 
Et nous le faisons surtout rappel à l'intention des disciples de ce grand visionnaire qui dilapident du trésor du Maître quelques une de ses plus précieuses pièces. 
Nous citerosn ici certaines de ses sentences frappées du coin de la sagesse que nous reprenons du préambule et de la conclusion de l'ouvrage. Ils serviront de toile de fond à nos réflexions à venir, qui seront assurément bien moins éloquentes.
Pour cette raison, nous ne manquerons pas d'ailleurs de revenir, par moments, à certains des seize chapitres du livre que tout CPRoi doit relire aujourd'hui pour renouer avec l'esprit oublié du CPR originel et original. 
En voici un court aperçu, quitte à irriter encore plus mes amis du CPr me reprochant de parler du parti en public, comme si un parti des valeurs devait se comporter comme les partis des non-valeurs, en se cachant. Car, pour moi, les valeurs s'affichent et ne se cachent pas comme les turpitudes inévitables de notre nature humaine imparfaite. 
Dans notre réflexion à venir, nous commencerons par l'Arlésienne de la question de l'abolition de la peine de mort, avant d'enchaîner avec le jeu malsain du grand partenaire Nahdha, un véritable boulet empêchant le vrai CPR de voler de ses propres ailes; puis l'épineuse question sacrifiée des libertés privatives et publiques, foulées au pied par les caciques nahdhaouis au nom d'un islam violé et violenté en ce qu'il a de plus essentiel, son humanisme et sa tolérance à toute épreuve. Et le reste est à l'avenant. Toujours au nom du CPR tel que défini par son fondateur le militant MM, ainsi qu'affectueusement nous le nommons, nous qui admirions son militantisme et que nous aimerions tant retrouver au moment où la Tunisie en a tellement besoin en ces heures si troubles de confusion des valeurs et des sentiments. Vivement le retour de MM à la cause de sa vie; c'est le peuple qui le lui demande !
Mais avant cela, nous rappelons tout de suite, ci-après, l'intitulé qui n'est pas loin de renvoyer l'image actuelle de la situation au CPR ayant tourné le dos à ses valeurs telles que voulues par son fondateur, devenant comme je j'écris, CPr, soit un parti quelconque coulé dans le moule de la fausse république héritée de la dictature puisque son arsenal libertaire est resté en l'état, comme si ben Ali était encore présent. C'est la banalisation du mal qui n'est qu'une benalisation de pays comme je l'ai déjà dit : 
Les deux contestations — Détresses quotidiennes — La question interdite —  Le Galilée de l'Islam — Le sous-développement —Identité, identité ! — Le pire des systèmes — Le simulacre et le dévoiement —Droits de l'Homme à l'arraché — Culture schizophrène — Quadrature de l'unité — Émigré es-tu là — Intégrisme — Politique —Récupérer la science — Le "yaquisme".
Dans le préambule d'Arabes, si vous parliez, MM dit (ce qui peut être ipso facto appliqué à notre pays et au CPr actuel) :
° " L'autocélébratiion et l'autodiffamation sont, aujourd'hui, les deux principaux désordres de la psychologie collective arabe..."
° "Nulle autre nation n'a peut-être poussé aussi loin le mépris de soi."
° Le troisième échec est encore plus douloureux, car il touche directement chaque Arabe : l'échec de la liberté."
° ... un autre discours va peut-être voir le jour : celui de la contestation, de l'autocritique. Dire que cette prise en compte de la réalité et cette recherche de l'efficacité vont représenter un processus long et douloureux, serait une lapalissade. 
° Ce livre... ne constitue ne constitue ni une étude 'objective' de notre réalité, ni, je l'espère, un témoignage entaché de trop de subjectivité, mais bien la rencontre entre un engagement et des données jusqu'ici tragiquement résistantes au changement."
*... l'espoir est de faire tomber quelques préjugés, d'améliorer nos échanges d'hommes embarqués sur la même galère, et condamnés, ou à se connaître, ou à se reconnaître, ou à se détruire."
Et dans la conclusion d'Arabes, si vous parliez, MM dit (en reprenant sa métaphore sur la conquête de mars par les Arabes) :
*Cette affirmation (la conquête de Mars)... sert à se démarquer du discours officiel ou officieux, qui marque et signe la profondeur de la fausse bonne conscience dans laquelle baigne en permanence l'homme arabe."
* " Il y a quelque chose de proprement fascinant dans cette langue de la supériorité magique, qu'on appelle, sous d'autres cieux, la langue de bois. 
* "Leur défaite (... d'Ibn Arabi, ou de Hallaj, d'Ibn el-Mougaffaa, d'Averroès...) est réelle mais la belle n'est pas encore jouée. Elle se jouera entre intégrisme et démocratie, et nulle part ailleurs."
*"Alors, nous n'irons pas sur Mars? Mais bien sûr que si... Et nous réaliserons d'autres impossibles. Il faut tout simplement croire au... miracle, qui est la règle, et non l'exception."
*" Ce livre... est d'abord un symptôme de la nouvelle conscience arabe qui monte de mille horizons, faite de refus des discours magiques d'exigence de vérité, de rigueur, d'effort d'autocritique lucide et d'espérance."
*" Marx prétendait que les choses avancent par leurs mauvais côtésd. Or, les nôtres sont pour le moment si nombreux que l'on est assuré d'un mouvement perpétuel."
*" C'est parce que nous sommes stérilisés et bloqués par l'autoritarisme, que nous donnerons à la démocratie sa chance quand elle aura peut-être épuisé ailleurs sa vigueur. C'est parce que les droits de l'homme sont si bafoués, qu'ils vont devenir de plus en plus importants dans l'avenir."

2 — La CPRie ou c'est la postmodernité, Monsieur le Président !

Parallèlement à la série CPRie déjà en ligne et qui est une sorte d'archéologie de l'esprit CPR, nous entamerons dans cette seconde série une approche de la pensée du jour du militant Moncef Marzouki après son accession au pouvoir. telle que représentée par son plus récent ouvrage, écrit à Carthage qui plus est. 
Nous avons d'ailleurs déjà signalé à ce sujet l'excellent article de Naceur Khemiri qui en a rendu compte sur Nawaat : Le centrisme politique du Président Marzouki, ou la conciliation des impossibles
http://nawaat.org/portail/2013/10/12/le-centrisme-politique-du-president-marzouki-ou-la-conciliation-des-impossibles/
Et nous avons dit que nous n'y adhérons pas totalement. Aussi, nous démontrerons à quel point la pensée marzoukiste a évolué dans le mauvais sens dans la mesure où elle a été infléchie par un centrisme castrateur et qui est d'ailleurs, selon l'auteur de l'article ci-dessus, une conciliation impossible des contraires.
De fait, nous pensons qu'il s'agit d'un écart absolu entre la théorie et la pratique chez le militant des valeurs que reste Moncef Marzouki; et il a été aggravé par un pari insensé, étant radicalement erroné, celui d'un soi-disant conservatisme de la société tunisienne. Celle-ci — et je le répète ici le plus solennellement en tant qu'observateur et analyste de la socialité tunisienne libérée du joug de la dictature — est tout sauf conservatrice; elle a même tous les ingrédients du dynamisme postmoderne dont notamment : un hédonisme exubérant quand il est à sa spontanéité, non contrarié par la peur des chiens de garde du moralisme intégriste faussement islamique. 
D'où le titre de cette série qui reprend l'un de ceux — bien nombreux et tous plus roboratifs les uns les autres — du militant Marzouki. 
Oui, on est en révolution, mais c'est une révolution postmoderne ! Oui, en est en train d'édifier une démocratie, mais c'est loin d'être une invention, car ses éléments fondateurs, ses ingrédients essentiels sont déjà dans les moeurs et les traditions populaires. Ce qui leur manque, ce sont, au-delà des institutions opérationnelles, c'est d'y croire. C'est donc l'imaginaire démocratique qui est d'abord une affaire des élites, religieuses comme laïques. 
À celles-ci d'arrêter de débiter des inepties au peuple en le prenant pour ignare en réalisant à quel point sa sagesse ancestrale est up to date en cette époque postmoderne, primant même leur pseudosavoir, cette docte ignorance déjà vilipendée par les esprits vraiment éclairés et non faussement rationalistes ou excessivement moralisateurs. Elles se doivent, tant qu'il est encore temps, d'agir pour faire retrouver aux masses de ce pays, notamment celles déboussolées, la confiance en leurs valeurs. Celles-ci doivent être toilettées pour réaliser la synthèse nécessaire entre l'archaïque et l'hypermoderne; ce qui n'est que la postmodernité  épanouie sur la terre du jasmin en fleur.     
Alors, comme l'assurait MM dans son premier ouvrage pour le public francophone (reprenant le titre de son premier essai sur le sous-développement de la nation arabe : Les Arabes iront-ils sur Mars?) les Tunisiens, comme les Arabes, iront bien sur Mars, la conquête de cette planète étant synonyme de réussite de l'islam politique en Tunisie, un islam démocratique, tolérant et pluraliste, soit donc l'islam spirituel, l'i-slam postmoderne. 

3 — CPr et CPR : esprit, es-tu là ?

Certains au CPr — l'actuelle déclinaison du CPR historique, le seul que je connaisse — ne cessent de refuser ce que je dis et j'écris librement et publiquement (une parole libre devant être audible, y compris hors des cercles fermés, cimetière de silences, même les plus éloquents) sur l'état du parti, et me demandent si je suis encore un militant CPR. 
Ce faisant, ils oublient l'une des caractéristiques fondamentales de leur parti : sa nature de congrès, où le débat doit toujours avoir lieu. 
Or, un débat vrai est forcément contestataire du conformisme ambiant et des dogmatismes utilitaires; et il est forcément public. Sinon, il ne s'agit que de conciliabules propices aux concessions et aux compromissions. Et un militant vrai des valeurs ne fait pas de concessions sur ce qui est l'essence même de son combat.
Ces adhérents du CPr actuel prennent, pour le moins, mes critiques — seulement motivées par l'intérêt bien compris du parti, faut-il le rappeler ! — pour du dénigrement. Que cela vienne aussi de militantes dit bien à quel point est grave la confusion des valeurs sur laquelle j'ai attiré l'attention dès mon adhésion. Car, si la femme tunisienne, l'un des atouts majeurs de la Révolution, en arrive à gommer de la sorte en elle la fibre humaniste, c'est bien l'espoir de réussite de cette Révolution qui en prend un sérieux coup !
À ceux-là, je rappelle que mes critiques portent essentiellement sur une déshumanisation rampante du CPR par l'érosion continue, sinon la négation, de son âme originelle. Celle-ci, ainsi que voulue par le fondateur du parti, est faite d'oecuménisme humaniste et d'enracinement spiritualiste dans ce qui fait l'essence du peuple tunisien : son identité islamique telle que définie par un islam authentique, tolérant, démocratique et universaliste.
Il est vrai que l'expérience du pouvoir fait tourner la tête à nombre de militants, y compris les plus sincères (sans avoir à évoquer ceux qui sont motivés par leur intérêt propre). C'est une expérience humaine qu'on voit dans tous les partis du monde et non seulement en Tunisie qui ne fait, après tout, que ses premières gammes en démocratie. Ne l'oublions surtout pas : la meilleure démocratie du monde est trouée d'imperfections et d'illégalités !
Pour cela, il nous faut toujours, surtout en terre d'islam où notre religion doit servir de référence ultime aux valeurs supérieures, une conscience libre et une parole juste pour rappeler la voie de justesse. Et c'est impératif aux moments des inévitables oublis; l'égarement du fait de l'oubli ne caractérise-t-il pas les humains?
C'est d'autant plus nécessaire que la Tunisie a la chance d'avoir à sa tête un président humaniste avéré, militant incontesté des droits de l'JHomme. Surtout qu'il a donné au pays un parti dont les valeurs d'origine sont — théoriquement — de nature à servir de bréviaire à la Révolution en marche. 
C'est à cet esprit que je me réfère dans mon action au sein du CPR, ne l'ayant rejoint qu'au vu de son âme originelle et originale, et non de la caricature qu'en donne la politique actuelle du CPr, qui n'est plus la locomotive de la Révolution qu'il est en puissance.
Dois-je encore rappeler que mon seul parti est le peuple et que je croyais que le CPR, comme voulu par son fondateur, était bien le parti populaire par excellence, loin des slogans creux et des élucubrations idéologiques ?
Dois-je redire ici que mes convictions ne portent que sur des valeurs humanistes, car je fais la culture des sentiments nobles en l'homme, et je ne pratique ni exclusion, ni haine ni démagogie ? Je croyais qu'ainsi était le CPR du militant des droits de l'Homme que tout le monde nous envie. Mais la réalité est bien différente, hélas !
Alors, esprit du CPR du militant Moncef Marzouki, es-tu encore là ?

Sensible à la doctrine spirite que j'étudie dans le cadre de mes recherches scientifiques et à laquelle je consacre par ailleurs un blog, je reste à l'écoute des esprits qui sont une réalité reconnue et prouvée par notre religion, n'en déplaise aux faux esprits scientifiques qui en nient l'existence. J'attends donc leur réponse.

Esprit du CPR, es-tu là ?