2017 : année d’abolition de l’homophobie en islam ! Que les militants maghrébins proposent ce projet de loi : en Tunisie (en arabe, en français) et/ou au Maroc (en arabe, en français) !

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mercredi 27 mai 2015

Veille axiologique 5

Quand l’islam d’État en Algérie pactise avec l’islam de Daech !





Le Maghreb dont l’islam populaire est tolérant et respectueux de l’altérité est en train de subir une terrible attaque de la part de cet Antéislam qu’est le salafisme wahhabite et ses clones. Et il se donne tous les moyens d’y arriver, dont l’usage de faux pour polluer les esprits.
Le péril est d’autant plus grave que l’islam officiel compose avec les extrémistes religieux, allant de concession en concession au niveau des droits et des libertés sous les faux prétextes du conservatisme de la société et d’une prétendue religiosité en plus de la volonté de ne pas envenimer la situation 
Cela est évident  avec son attitude de laisser libre champ aux thèses salafistes sans leur apporter la contradiction qui s’impose. Or, la seule alternative contre l’extrémisme est de renforcer les libertés, publiques et privées, notamment celles qu’on interdit au nom du mythique conservatisme social et une fausse morale qui ne sont qu’apparents, générés par la contrainte légale.
Témoins d’une telle situation les récentes déclarations attribuées à M. Mohamed Issa, ministre des Affaires religieuses et des biens de mainmorte, qui se sont avérées un faux fabriqué par des officines privées. Cependant, il est pertinent de  relever que le ministre n’a ni confirmé ni infirmé ce qu’on lui a attribué. Or, qui ne dit mot consent. 
En ne démentant pas ce qu’on lui attribue, le ministre se rend ainsi complice de ceux qui font tout pour amener les esprits en Algérie vers l’intégrisme. Surtout que les médias officiels adoptent une fausse attitude de neutralité par un total silence devenant coupable. 
Une complicité objective avec Daech
En l’absence de démenti officiel, on ne peut  que supputer que ne compte pour le ministère des Affaires religieuses, comme le prétend l’article, que le combat contre ce qu’il qualifie de licence morale et de propagation de turpitudes sexuelles. 
Car, on évoque bien, côté officiel, la perte de valeurs morales, les attribuant aux homosensuels (terme préféré à celui qu’on utilise, par trop connoté sexe) qui  n’y sont pour rien, n’étant qu’une minorité, ne représentant pas la société. Le respect de ce type de sexe tout à fait naturel relèverait même de la moralisation de lois de cette société qui, dans sa vie de tous les jours, le tolère et le pratique en catimini.
D’après le faux article, le ministre craindrait pour la famille algérienne ; et ce n’est pas moins un sentiment partagé par nombre d’officiels bien que le type de sexe minoritaire ait existé de tout temps et n'a jamais constitué un danger pour la famille. Il est avéré même que ce sont  les restrictions aux libertés des mœurs, sexuelles plus particulièrement, qui en sont plutôt la cause. 
Si les homosensuels (homosexuels) sont de plus en plus visibles à revendiquer leurs droits de vivre librement leur vie intime, ils ne sont pas particulièrement plus nombreux, sauf que ceux qui se cachaient se montrent désormais, car l'époque y est propice. Et ils ont raison de revendiquer leurs droits légitimes.
Pourquoi donc les autorités officielles algériennes ne dénoncent-elles pas, en en parlant objectivement, les abus éthiques des médias privés afin de rétablir la vérité sur le supposé dévergondage dans la société algérienne ? 
N’est-ce pas en faisant face aux problèmes, se retournant vers la vraie cause des tares sociales, qu’on les solutionnera ? Pour une grande partie, Or, elles sont suscitées par des lois encourageant les excès en voulant empêcher ce qui est un droit imprescriptible chez l’humain, son droit de vivre ses moeurs comme il l’entend dans sa vie privée. 
Si la volonté politique affichée pour plus de démocratie est bien sincère, elle ne peut que s’accompagner par une libéralisation plus grande des  mœurs, dont l'abolition de l'homophobie comme marqueur éminent du pluralisme et du vivre-ensemble démocratique.
L’homophobie, survivance du colonialisme, est contraire à l’islam 
Dans sa supposée déclaration, le ministre invoquerait les valeurs de l’islam pour condamner l’homosensualité. Et même s’il ne s’est pas exprimé sur le sujet, on sait qu’il ne partage pas moins l’esprit de l’article. Or, il a été établi que l'islam n'a jamais interdit ce type minoritaire de sexe ni dans le Coran, où il n'a fait que rappeler ce qui existait avant lui, ni dans la Sunna authentique, puisqu'aucun hadith n'existe dans Boukhari et Mouslem.*
L'islam n'est pas homophobe ; c'est le judaïsme et le christianisme qui l’étaient ! C'est la morale judéo-chrétienne incrustée en islam (les fameuses  Israilyet) qui a conditionné la fausse interprétation de l'islam par nos jurisconsultes dont la plupart étaient d'origine non arabe, ainsi que précisé par Ibn Khaldoun.
Prétendre aujourd'hui défendre l'islam suppose donc qu'on commence par abolir l'homophobie, l'article 333 du Code pénal étant d'inspiration judéo-chrétienne et non islamique. Il est aussi un reliquat de la colonisation française. En effet, la France n'a aboli l'homophobie qu’en 1982. 
L'islam des origines a était libertaire en matière de sexe en général et de ce type de sexe en particulier, reconnaissant la liberté totale du musulman dans sa vie privée qu'il protège farouchement. 
Il est donc temps qu’en Algérie et ailleurs, l’islam d’État revienne à la religion vraie et qu’il dénonce Daech qui veut détruire l’islam dans sa seule inspiration authentique qui est soufie, l’islam étant tolérant, oecuménique et humaniste. 
S'il est donc une pensée étrangère à l'islam, ce n'est nullement l'homosensualité qui célèbre l'amour, non la guerre, Dieu étant amour, Clément et Miséricordieux pour tous les péchés. Il est surtout juste et ne peut brimer des créatures créées avec une nature différente de la majorité. 

Au final, doit-on rappeler à l’intention du ministre, en l’invitant d’en parler pour éclairer ses concitoyens, qu'il n'est qu'un seul péché véritable en islam : celui d'associer un autre Dieu à Dieu ? Tout le reste relevant du seul regard de Dieu qui pardonne s'il le veut. Or, l'homosexualité (homosensualité) n'est même pas un péché, étant une nature et se retrouvant dans la nature !


Publié sur Algérie Focus