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mardi 13 mai 2014

Démocratie participale 6

Manifeste de la société civile pour une démocratie participative en Tunisie




En relation avec mon article ici* faisant le point sur l’état grave de dérive vers l’autoritarisme, voici un manifeste que je pense de mon devoir de proposer à la société civile qui serait avisée d’en faire usage, en l’état ou sous toute autre forme qu’elle estimerait utile, afin de sauver notre démocratie naissante bien en péril aujourd’hui. Il y a urgence; que la société civile bouge; c'est le peuple qui le demande, ce peuple dont je prends le pouls régulièrement dans notre Tunisie profonde laissée à sa misère insoutenable.

Texte du manifeste

La société civile tunisienne, représentée par ses composantes signataires et adhérentes au présent manifeste,

Vu l’état de pantomime politique auquel est réduite une assemblée du peuple;

Vu que cette assemblée a été élue pour un an afin de rédiger une constitution entrée en vigueur;

Vu que la constitution dont les partis se réclament la paternité n’a consacré les acquis des nouveaux droits et libertés que grâce au peuple à travers ses associations et organisations de la société civile;

Vu que ces acquis demeurent lettre morte faute du gel des lois actuelles héritées du régime de la dictature;

Vu que les partis politiques usent et abusent de l’esprit, vidé de tout contenu, d'une démocratie purement pour servir leurs intérêts égoïstes et accaparer le pouvoir;

Vu que le scrutin électoral en passe d’être adopté reconduira la composition politique actuelle de la scène politique et écartera encore plus du pouvoir le peuple. Or, la souveraineté du peuple est consacrée par la constitution ainsi que son droit à s’autogérer à travers des structures locales et régionales élues et autonomes dans le cadre d’une décentralisation renforcée du pouvoir politique, économique et social;

Vu que des élections municipales et régionales emportant élection des gouverneurs par le peuple, les seules qui puissent garantir l’effectivité des nouveaux acquis de la constitution en matière de gouvernance, sont écartées en faveur d’élections législatives et présidentielles sans aucun impact sur la vie réelle des Tunisiens dans des régions intérieures oubliées par le pouvoir central;

Décide :

Seule la société civile est aujourd’hui représentative des acquis de la révolution et incarne la volonté populaire de s’émanciper définitivement de la dictature et de son esprit rampant sous le prétexte de l’autorité et du prestige de l’État.

Aussi, elle appelle à des assises de la société civile au niveau de chaque gouvernorat réunissant tous les acteurs les plus actifs dans les localités afin de décider au plus vite de la réaction adéquate de la société civile à la comédie politique que lui jouent les politiciens et les gouvernants actuels de la Tunisie.

De telles assises auront pour charge la désignation les représentants qualifiés de la société civile dans chaque gouvernorat et chaque municipalité, qui seront habilités à négocier le plus rapidement possible avec les autorités municipales et les gouverneurs des modalités de l’exercice effectif du pouvoir par les acteurs de la société civile dans les localités et les régions dans l'attente de l’organisation des élections municipales et régionales seules aptes à sauver la démocratie en Tunisie.

À cette fin :

Elle invite les autorités nationales à faciliter un tel exercice du pouvoir directement par le peuple comme le stipule la constitution.

Elle rappelle que seule une démocratie participative est en mesure de couper définitivement avec les tentatives actuelles de renouer avec l’ancienne dictature afin de fonder un État de droit authentique en Tunisie.

Elle assure que seules les organisations de la société civile sont en mesure de servir cette ambition populaire, les partis politiques ayant démontré depuis plus de trois ans en être irrémédiablement incapables.


Et que vive la Tunisie, véritablement démocratique, dans une société autogérée par sa société civile dans le cadre d’un État libre et souverain, mettant en œuvre une  gouvernance politique, économique et sociale basée sur la plus large décentralisation dans une démocratie véritable qui ne saurait être que participative.