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lundi 10 novembre 2014

Ordo amoris, une tunisianité 1

Caïd Essebsi président ou le fatal signe du destin


C'est un regard décalé que je livre ici sur notre actualité politique, en totale rupture avec la vision positiviste des choses qui domine toujours les esprits chez nous bien que le positivisme soit désormais un paradigme dépassé en Occident qui l'a vu naître à la faveur de la postmodernité.

La magie d'un chiffre          

Il est des signes qui ne trompent pas; celui du chiffre 7 attribué par le hasard à M. Béji Caïd Essebsi (BCE) est un signe du destin, signifiant que la providence veille sur le sort de celui à qui il a été attribué. Aussi, logiquement, BCE sera le futur président de la République tunisienne.

 Certes, les esprits positivistes crieront à la supercherie, dénonçant un propos de mythologie, assurant que l'on ne peut accorder le moindre crédit au hasard, ni en tirer loi à plus forte raison.

Or, il n'est nul hasard dans la nature et les sciences le montrent assez en leur point de développement actuel, en attendant le futur fait polémique. Ce n'est plus la logique cartésienne qui l'explique, mais le savoir quantique et la raison sensible.

Enseignement de l'école de l'imaginaire

Justement, dans l'école de l'imaginaire qui, loin de déconsidérer l'imagination comme avant en la considérant la « folle du logis » nous induisant en erreur, on démontre scientifiquement que l'imaginaire est une dimension constitutive de l'humain, car toute raison, quelle qu'elle soit, ne s'élabore jamais qu'à partir de l'imagination et de son terreau.

Cette révolution intellectuelle qui date de la fin du siècle denier est aujourd'hui de plus en plus incontournable; elle est l'emblème même de la postmodernité, notre époque actuelle, qui n'est que le retour du mythe dans notre vie baignée tout autant de rationalité que de spiritualité.

D'ailleurs, le fondateur  en France des études sur l'imaginaire Gilbert Durand a bien élaboré le discours de la méthode postmoderne autour du mythe et de la mythologie; c'est ce qu'il appelle mythodologie, c'est-à-dire une théorie intégrant la fonction des mythes à la méthode scientifique. Et elle constitue la problématique la plus forte de nos temps présents.

Le mythe est de retour dans nos sociétés

Mythodologiquement donc, BCE grâce à son chiffre magique maximisera ses chances, et magnifiera sa candidature en ralliant largement les suffrages; on votera pour le chanceux que la chance a déjà choisi. Et cela ne saurait surprendre en un pays considéré comme une terre ardente par les soufis, dont l'âme est spirituelle et où les superstitions qui ne sont que des mythes altérés sont bien prégnantes.

N'oublions pas que la science trouve dans le mythe la structure anthropologique de l'être, l'archétype fondant son inconscient collectif dont l'empreinte sur le conscient ne peut plus être ignorée.

 Tout cela pour dire que le sort de l'élection présidentielle est d'ores et déjà joué, la providence ayant fait son choix. Aussi, le meilleur argument électoral pour l'équipe de communication de M. Caïd Essebsi serait de s'adresser à l'imaginaire populaire en mettant en avance le chiffre 7 tout autant que la personnalité de leur champion. Une telle stratégie activera le subliminal dans l'électeur, l'amenant à choisir le numéro de la chance tout comme dans une loterie.

Vers une Démocratie islamique tunisienne

Ce sera le chiffre de la chance qui remportera donc l'élection, le peuple votant en masse pour elle, incarnée par un homme déjà choisi par le destin.

D'ailleurs le parti Ennahdha l'a bien compris, prenant le carrosse de l'histoire en marche afin de ne pas être réduit à la poussière que son passage provoque.  C'est pour cela qu'il a fait le choix de ne pas faire officiellement de choix, son choix officieux, la consigne donnée à ses adhérents étant de voter pour le chiffre de la chance. Ce que feront les adhérents disciplinés du parti même à contrecœur sachant que c'est la clef du pouvoir pour le parti et pour son avenir.

Celui-ci est de rester au pouvoir pour peser quelque peu sur les événements et surtout pour continuer sa nécessaire mue démocratique; l'ambition qui ne tarder pas à être affichée est qu'Ennahdha entend devenir une Démocratie islamique à l'image des Démocraties chrétiennes d'Occident. Tout dans l'islam bien interprété favorise une telle transfiguration qui sera non seulement bénéfique pour le parti lui-même, mais aussi pour la Tunisie et le monde arabo-musulman.

Ce sera le défi que tentera de relever le parti de M. Ghannouchi en réalisant le compromis historique avec son ennemi juré d'hier et en démontrant la validité de sa stratégie lors des élections régionales et surtout municipales à venir. Car c'est à cette bataille qu'il concentre désormais toute son attention.
Pour un ordre amoureux en Tunisie

Or, cela passe par la réussite de l'hypothèse de son entrée au gouvernement aux côtés de Nida, ce qui ne sera fait qu'avec l'entrée de son président dès le premier tour à Carthage. Pour cela, le vote nahdhaoui est absolument nécessaire.

Aussi, on peut d'avance féliciter le futur président Essebsi qui a le talent nécessaire  pour honorer Carthage et la Tunisie ! Et si on peut se permettre ici un conseil, c'est de veiller juste à demeurer le symbole de la chance pour la Tunisie en s'abstenant de violenter la nature tunisienne qui est une âme en verre frangible, dont la fragilité psychologique est la qualité, mais qu'un rien en ferait vice, un excès d'autorité au nom du prestige de l'État, par exemple.

C'est donc moins d'ordre tout court qu'il nous faut en Tunisie, mais d'un ordre amoureux qui pourrait être instauré en commençant à abolir toutes les lois d'exclusion et de haie de l'altérité. Ce sera le véritable défi démocratique à relever pour nos élites pour le bonheur de la Tunisie qui mérite de rester le modèle qu'il est devenu avec son Coup du peuple, sa révolution postmoderne, première du genre.    

Publié sur Al Huffington Post