Contre la supercherie éditoriale
Aux sources d'une filouterie nommée Hela Ouardi
J'ai déjà évoqué la supercherie qu'a constituée l'œuvre portant le nom de Hela Ouardi publiée une année après ma fresque historique "Aux origines de l'islam. Succession du prophète, ombres et lumières" dont elle a repris la trame, développant son prologue dans le premier ouvrage dédié à la mort du prophète, puis en consacrant à chacune de ses quatre parties un roman à part.

Or, non seulement la série s'est inspirée de ce travail qui lui a préexisté, ce qui n'est pas répréhensible en soi, mais elle n'a pas daigné y faire référence, justement du fait de son antériorité et de la proximité du traitement de la matière commune.Bien pis, outre de rependre, par ailleurs, son titre générique, Ouardi n'a pas respecté les plus basiques règles déontologiques honorées dans mon roman, bafouant la neutralité axiologique en matière de récit historique, et ce même en se réclamant de l'esprit scientifique, mais surtout de la liberté qu'autorise la romance, mais en la transformant en moyen discrétionnaire de narration sans retenue ni la moindre réserve, et sans la moindre obligation éthique dont celle de se garder de jeter l'anathème sur les personnages historiques dont elle se dit brosser le plus fidèle portrait. Comme les califes de l'islam dont j'ai parlé dans trois des quatre parties de mon roman de manière neutre sans faillir à la vérité que Ouardi galvaude et en transformant mes parties en ouvrages à part.

De fait, il s'était agi d'une entreprise idéologique narrant l'histoire de manière orientée. Pour cela, son éditeur a-t-il veillé à ce que sa sortie une année après mon roman ne soit en rien gênée par ce dernier autrement plus respectueux de la loi du genre. Ainsi, évoquant les mêmes faits, il ne les déforme point, évitant surtout de heurter les sentiments des fidèles de l'islam en une matière hautement sensible, comme d'oser anathémiser les califes de l'islam, les traitant en rois capétiens, rois maudits ! Voilà ce qui aurait pu relever du sacrilège.

Or, en matière de sacrilège, il y en a bien eu en matière éditoriale, les lettres de noblesse de l'édition ayant été bafoués par une action d'invisibilisation de l'ouvrage concurrent qui, au lendemain de sa sortie en grande pompe aux salons internationaux du Livre de Casablanca et de Tunis de 2015, disparut curieusement de la circulation, n'étant quasiment plus distribué et surtout pas en Europe, ne risquant donc pas de faire de l'ombre à la supercherie portant le nom de Ouardi.

Certes, la responsabilité n'incombe pas ici qu'à l'éditeur français qui, assez tôt, parut s'intéresser à mon roman, mais sous prétexte de traduction ; elle est surtout celle de l'éditeur marocain qui n'osa rien pour soutenir et défendre son ouvrage malgré les demandes répétées de l'auteur, se rendant coupable, pour le moins, de complicité objective de cette embrouille éditoriale, et arnaque éthique sans laquelle elle n'aurait point tourné rond, assurant le buzz factice ayant suivi le lancement des ouvrages de la honte. Je dis bien factice, car où en est-on, aujourd'hui, avec un tel buzz au vu des ventes en chute, et qu'on s'applique à relancer en allant dans la surenchère du traitement dogmatique de l'histoire de l'islam ?
En attendant que toute la vérité, en temps utile, soit faite et par le menu sur cette supercherie, je fournis ici quelques éléments utiles à éclairer la triste réalité de l'édition dans nos pays où le droit d'auteur est plus que jamais bafoué.
Avant de republier des extraits de mon roman aux fins de comparaison avec les opus de la supercherie, voici d'abord sa table de matière dont le prologue a fait la matière du premier ouvrage Ouardi publié courant 2016, une année après mon roman. Et on voit bien que ses quatre parties ont été développées par la suite, au cours des années suivantes, par Ouardi réservant tout un tome de récit subtilement orienté à chaque partie de ce qu'elle a osé titrer Califes maudits !
À suivre...
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