État binational démocratique !
🔍 Paru le 23 avril à Paris au Lys bleu éditions, mon dernier essai traite de géopoléthique, mon néologisme pour géopolitique éthique qu'impose l'obsolescence des concepts éculés de la ci-devant modernité et de l'ordre international chahuté par les saigneurs supposés êtres ses seigneurs, ainsi que l'aporie désormais attestée de la démocratie, ce pouvoir faussement du peuple, n'ayant jamais été que celui des démons de la politique, soit daimoncratie. Dans ce néologisme le terme est plutôt pris en son sens étymologique grec sans nulle connotation morale, le démon pouvant être ange, archange même ou diable et Satan, d'où une politique avec ses lettres de noblesse, soit éthique, ma poléthique ou sans cet impératif catégorique est étant alors que politique politicienne, une démoncratie au sens commun de démon, soit le pouvoir des corsaires et flibustiers de la souveraineté populaire. De tout cela et de bien d'autres réalités des dystopies récurrentes de notre monde à la dérive il est question dans cet essai iconoclaste se déclinant sous la devise de l'humanisme intégral particulièrement autour du dram actuel de Palestine où la confusion des valeurs est à son paroxysme.
🔍 Traitant de la dérive du monde à la manière situationniste, où la dérive se révèle être vagabondage initiatique, mon analyse est plus précisément placée sous la houlette de la pensée de jacques Derrida et centrée sur le drame palestinien qui l'avait occupé et pour lequel il a osé une parole de vérité en intellectuel engagé et juste juif épris d'humanisme intégral. Et elle relève, comme de bien entendu, de ma libre pensée ancrée dans le témoignage, quitte à être iconoclaste, pour une parole de justesse en un monde moins injuste justice avec une voix juste pour une voie de justice et de paix pour un vivre-ensemble enfin paisible et fraternel.
🔍 L'approche innove même en appliquant pour la première fois la démarche contestataire de l'ordre figé de la théorie situationniste à l'échelle mondiale et à une dystopie érigée en spectacle guère plus cantonné à une société, mais étendu à l'échelle du monde. Ainsi, si le livre utilise les concepts de l'avant-garde philosophique et de la théorie de la dérive, il n'en détourne pas son cœur de cible qu'est la dérive, mais l'enrichit de dimensions l'agrandissant en l'articulant autour de piliers conceptuels solides, politiquement comme éthiquement et philosophiquement, autour de la devise de l'humanisme intégral appliqué à la solution audacieuse et disruptive d'un unique État binational démocratique au conflit israélo-palestinien, et ce en unique manière de penser les conflits du Proche-Orient et d'y envisager sérieusement une paix durable.
🔍 Si je m'inspire volontiers des idées clés de Guy Debord, je n'en fais nullement mimétisme en cet ouvrage où la dérive n'est plus guère une simple déambulation urbaine contestataire des trajets définis à l'avance et imposés par la société capitaliste ; la transposant à l'échelle de la géopolitique mondiale et l'appliquant à des sociétés diverses, notamment au conflit de Palestine, le situationnisme s'invite ainsi en géopolitique et redéfinit les voies diplomatiques potentiellement porteuses d'espoir en rejetant le traditionnel jeu géopolitique figé trop centré sur ses chemins de traverse, inventant un chemin inédit porteur de réel espoir même s'il semble n'(être qu'une utopie, mais celle des chemins heideggérien qui ne mènent nulle part qu'en apparence.
🔍En cela, bien plus que Debord, l'essai est rythmé par la pensée de Derrida et sa fameuse déconstruction des réalités figées au-delà des apories figées et des préjugés acquis. Et elle est fort adaptée à l'autopsie tentée ici de l'ordre mondial périmé n'ayant fait qu'instaurer que légitimer une guerre postmoderne de religions que le sombre diagnostic dressé de la dramatique situation palestinienne confirme qu'il est entretenu en foyer en explosion permanente tant que l'inimitié et la haine réciproque n'arrêtent pas d'être soignées en terreau idéal d'emprisonnement des esprits. Menant une critique ciblée par politique, législation, pays et culture, je diagnostique la pharmacopée éthique et politique susceptible d'en finir avec le cycle dystopique actuel en plaidant l'humanisme intégral en retrouvailles avec la science du cœur faite d'amitié sincère, de paix vraie, de paix durable en plaçant la dignité humaine au centre des cœurs et des politiques par une bécoplitique : politique éthique des bécots. Ce que, pour la Palestine martyre je nomme Palesraël ou Isralestine.
🔍 C'est le projet de l'État binational proposé aux justes des deux parties en conflit et à leurs soutiens, proposition centrale et la plus concrète de mon ouvrage. En effet, refusant la solution à deux États, jugée obsolète, devenue injuste et impraticable, je défends, comme je l'ai invariablement fait, la création d'un État démocratique de tous et pour tous. Entité binationale basée moins sur la différence unie, mais la différance de Derrida, juste de voix et de voie de confession juive, assumée en un vivre-ensemble paisible fusionnant les deux peuples dans un même espace civique et démocratique, assurant une égalité absolue des droits et revitalisant la tradition judéo-islamique en une nouvelle tradition christo-judéo-chrétienne en Palestine qui serait alors le foyer d'une véritable tradition œcuménique des religions des Écritures monothéistes et no la fausse et manichéenne tradition judéo-chrétienne.
🔍 Si l'originalité conceptuelle iconoclaste du livre associant l'idéal situationniste à la géopolitique du Proche-Orient est estimée être une démarche rare et stimulante, elle ne parait pas moins être une pure utopie politique du fait de la réalité fort complexe d'un terrain marqué depuis si longtemps par d'extrêmes tensions nationalistes et religieuses. Or, tout appel humaniste, vibrant et insistant, ne saurait qu'être anticonformiste, allant au-delà des utopies, seul antidote pour éradiquer les dystopies générées par l'engourdissement des consciences et la fossilisation de consciences devant être transformées. Certes, la complexité de la démarche n'est pas moins patente d'où le détail des solutions immédiates allant dans le sens d'une telle transformation et dépassant le cadre du conflit de Palestine pour toucher les législations nationales, comme celles des moeurs et des libertés individuelles tant dans les État arabes et en Israël que dans ses solides soutiens occidentaux, dont notamment la libre circulation humaine moyennant un outil sûr et respectueux des réquisits sécuritaires qu'est le visa biométrique de circulation.
🔍 Appel passionné d'ancien diplomate ayant rompu avec la diplomatie des convenances sans lettres de noblesse ni nul honneur, cet essai est un appel passionné que seuls apprécieront les justes de voix et de voie, passionnés de philosophie politique et observateurs avisés du conflit israélo-palestinien et des guéguerres Occident-Orient sans guère plus d'illusions sur un vivre-ensemble torpillé à sa base par des politiques conventionnelles nullement justes ni éthiques. Cri du cœur intellectuel donc pour forcer au réveil de conscience salutaire pour le passage vers la paix dans le monde à la dérive axiologique par le biais de l'imagination créatrice et de l'audace conceptuelle revigorante.




