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I-SLAM : ISLAM POSTMODERNE








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dimanche 7 juin 2026

Pour l'i-slam, foi postmoderne de Nouvelles Lumières 7


I-slam : foi fair-pray 



Nul aujourd'hui ne saurait plus nier ou renier la pluralité de la religion d'islam et sa diversité tant doctrinale que sociologique et politique. En effet, s'il y a une unicité musulmane elle se réduit à la perception que l'on a psychologiquement de cette religion, positive ou négative, dénigrante ou laudative, et qui ne la juge qu'en apparence et selon un préjugé favorable ou défavorable. 
Or, de plus en plus, un tel préjugé est extrêmement biaisé par la perception tant idéologique que surtout psychologique aboutissant à une caricature de cette foi en décalage avec son essence première, celle nourrissant l'attitude favorable mais échappant à l'attitude défavorable, hostile même. 
C'est ce que je nomme Foi Première, soit originelle الذكر الأوّل et qui condense l'esprit de l'islam, non seulement dans son essence d'origine, mais aussi et surtout dans sa lettre originale d'un acte de foi humaniste fondant une religion de droits et de libertés humains étendus à toute l'humanité en sa qualité de sceau de la révélation divine. 
Or, la révélation mecquoise a été relativisée sinon phagocytée par la révélation médinoise qui a marqué un tournant axial dans la nature même et la portée de l'essence de l'islam muant subrepticement - à la faveur notamment d'une exégèse dogmatiquement orientée - d'une foi de Lumières pluraliste au service de l'humanité en une religion obscurantiste au service d'une ethnie et d'une déclinaison plus guère pluraliste contrairement au dogme originel tel que consacré par la révélation mecquoise. 
C'est une telle herméneutique de l'islam qui a historiquement prévalu alors qu'elle n'interprète pas seulement et bien mal sourates et versets (ou rangs et sceaux selon mon néologisme) de la révélation première à La Mecque, mais en défigure la substantifique moelle. 
Celle-ci, comme ci-dessus précisé, se resout pour moi en ce sceau du message divin - dont le prophète est l'ultime messager - se présentent en ce que je qualifie de Foi fair-pray روح إيمان شريف allégorisant sa nature intrinsèque de religion de droits et de libertés, notamment en termes individuels. Car le fidèle de l'islam se livre entièrement à son créateur et à nulle autre divinité, dans une relation exclusive, mais non en soumis, plutôt en être libre, particulièrement dans ses rapports avec son prochain, cette liberté étant sa dignité même. Et elle honore, du même coup, la nature paisible de la foi d'islam ; ce qu'induit déjà sa dénomination d'islam qui inclut également, outre la soumission à Allah, la paix recherchée. 
Pour cela, j'ai proposé - tant en rappel de cette visée éminente que pour distinguer cet ajustement salutaire d'exégèse, l'orthographe d'i-slam ou foi postmoderne, et ce également aux fins de rupture avec l'imprrium de la jurisprudence héritée du passé et qui continue à défigurer le dogme qu'elle était censée servir et valoriser. 
Pourtant, la soumission en islam se révèle fondamentalement en sous-mission, une exhortation quasi impérative à l'administration de l'exemple insigne en comportement éthique comme philosophie et politique de vie personnelle et sociale ; ce qui fut la vocation du prophète, au reste. 
C'est d'ailleurs à cette fin qu'est essentiel dans le pur dogme d'islam l'ijtihad, l'effort permanant, dont la plus éminente manifestaion s'applique à soi en une sorte d'individuation jungienne. Or, ce qui pouvait être une obligation individuelle pour une cogitation sans limites a été réduit à un exercice réservé à une minorité de sachants et strictement limité, excluant la moindre liberté originale d'interprétation hors de l'exégèse consacrée. 
Ce qui a d'autant plus desservi la foi d'origine libertaire, muant en une dogmatique figée, en rupture avec son temps qui plus est, ce qui invalide sa vocation universaliste et son ambition de préceptes pour l'éternité. 
Pourtant le salut et l'intégrité de l'islam est bien par l'ijtihad libre et libéré des limitations imposées par les rites officiels et autres déclinaisons du corpus mecquois d'origine qui en a fait l'originalité et l'essence, le distinguent des messages monothéistes le précédant. C'est, au demeurant, l'outil auto-prévu pour épargner à la foi de verser dans l'étrangeté évoquée déjà par son prophète et qui est patente désormais. 
Or, outre les vicissitudes de l'histoire, telle étrangeté a été générée par un mental de jurisconsultes dont non seulement l'imaginaire, mais aussi l'inconscient, était marqué par la tradition judéo-chrétienne dont l'islam entend se distinguer. 
Car le fiqh (jurisprudence) actuel est obsolète au vu de l'essence même de la foi instrumentalisée au service d'intérêts dogmatiques et politiciens ; et l'on en mesure la gravité du tort fait à la foi, prétendument servie, par l'usage qui rn est fait par ses ennemis avérés et leurs complices objectifs, non seulement les intégristes dogmatiques mais surout les fidèles trompés sur leur foi. 
Pourtant, en foi fair-pray, l'slam postmoderne est la religion de son temps, ouverte à tout un chacun honorant l'éthique par sa pratique poléthique de la vie, une gouvernance de soi et d'autrui dont la caractère sportif fair-play est toujours avéré et à entretenir. Il ne s'agit pas simplement de revenir à la liberté d'exégèse des temps premiers à la suite de la mort du prophète, ni de renouer avec l'usage outrancier de la raison qui marqua les riches heures de la dynastie Abbasside, vicié par son articulation au pouvoir poltique, mais bien de retrouver par une méthode scientifique, guère plus scientiste ou cartésiste, l'essence première de cette foi. La science n'est-elle pas la preuve issue de la recherche n'excluant ni doute ni réfutation si advient le fait polémique ? 
Aussi, l'erreur ne doit pas être faite de rendre dogmatique le recours à la raison qui se doit d'etre sensible, la recherche demeurant ouverte à toutes les disciplines du savoir, pas seulement discursives, mais aussi intuitives. La métaphysique si elle est scientifique, c'est bien d'être science de l'invisible au travers du visible qu'est un comportement fair-play en matière de foi. Et c'est ainsi que s'incarne la religion se voulant scientifique, humaniste et universelle, l'islam, foi de paix, donc l'i-slam fair-pray, religion policée et non policière.