2017 : année d’abolition de l’homophobie en islam ! Que les militants maghrébins proposent ce projet de loi : en Tunisie (en arabe, en français) et/ou au Maroc (en arabe, en français) !

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ISLAM POSTMODERNE








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dimanche 6 mars 2016

Un Alzheimer discursif 1

Du salafisme religieux et profane
في السلفية الدينية والمدنية
2|2
Dialogues avec des laïcistes, desservant la cause anti-homophobie   
حوار مع متزمتين لائكيين، ظالمين للمثليين



بعد الجزء الأول بالعربية الذي تعرضت فيه لحوار مع متزمت ديني، ظالم لنفسه ولدينه، أعرض هنا بالفرنسية حوارات مع البعض من هؤلاء المتزمتين الذين يمنعون اليوم موضوعيا إبطال تجريم المثلية بتونس وذلك بالامتناع عن تبنّي مشروع القانون الذي عرضته على المجتمع المدني لإبطال الفصل 230 من المجلة الجنائية.
فرغم توفر النية من طرف أكبر حزب في البلاد، أي الحزب الإسلامي،   للتصويت على هذا المشروع إذا نجح في الوصول إلى مجلس نواب الشعب، ورغم حصول وعد صريح في الموضوع من زعيم النهضة حسب تسريبات ديبلوماسية في هذه الصدد، فلا أحد من المجتمع المدنيو الذي يدعي النضال لأجل المطالبة بإبطال تجريم المثلية بتونس، يتجرأ  على ذلك، وهذا من باب الدغمائية اللائكية.
أقول اليوم إذن أن أعداء إبطال تجريم المثلية ليسوا فقط من السلفية الدينية المتزمته، بل هم أولا وقبل كل شيء  من هذه السلفية اللائكية التي تضحّي بحق الأبرياء المظلومين وذلك بعدم استغلال هذه الفرصة التاريخية لا فقط لإدخال النقاش حول إبطال المثلية بصفة رسمية إلى رحاب البرلمان، بل وأيضا لأبطال الفصل 230 جنائي بدون أي تأخير.   
فما يهم هذه السلفية اللائكية الدغمائية ليس رعاية حقوق المثليين ونصرتهم، بل مقاومة الإسلام بادعاء أنه مناهض للمثلية، فيعيدون ما يقول أهل الإسلام المتزمت من كذب في حق دين ما حرّم وما جرّم اللواط أو المثلية قط !
هذه حقيقة يجب أن تقال للمساعدة علي الخروج من اللخبطة القيمية التي نعيشها اليوم والتي تجعل من حامي القضية حراميها !
ولمن لم يطالع الجزء الأول، أذكّر هنا برؤيتي للطريقة الفضلى لرفع مظلمة الفصل 230 وخزي تجريم المثلية وقد بينتها في مقالة نشرت كاملة على قسمين علي مدونتي وبتصرف علي موقع نفحة :

https://web.facebook.com/fothmann/posts/949847065099535

https://www.nafhamag.com/2016/01/14/8245/

https://web.facebook.com/fothmann/posts/951724611578447

     
Je reproduis ici des échanges avec des amies estimées que je respecte et dont j'admire même le militantisme et l'esprit démocratique.
Je ne le fais donc que par fidélité à mon impératif catégorique du parler vrai et de l'agir juste, de cette justesse qui nous manque le plus aux temps de fake et de confusion des valeurs.
1.
Une chère amie me dit :
Avec tous mes respects si  Farhat
L'homosexualité est bannie par le Coran, à peine tolérée par les pratiques culturelles. On ne peut s'y référer pour défendre la cause homosexuelle sans ériger le déni en mode de pensée. 
Je préfère appeler un chat un chat et inviter les musulmans à séparer le religieux du juridique. 

Je réponds ceci :

Chère x,

J'ai édité trois essais et nombre d'articles démontrant   scientifiquement que l'islam n'est pas homophobe.
Continuer à dire après cela qu'il l'est, c'est conforter les intégristes dans leur fausse lecture de l'islam.

À noter qu'il n'y a pour moi qu'un seul islam authentique, l'islam soufi, qui est l'islam populaire tunisien et plus largement maghrébin.

Mes recherches sociologiques au long cours démontrent que notre peuple est loin d'être homophobe; il est tolérant dans l'âme, mais se montre défiant du fait du milieu de contraintes légales.

Il faut dire que le sexe est populairement holiste, total; il n'y a pas la catégorisation occidentale en hétéro, bi et homo.
Et il est ainsi vécu, mais en catimini pour la raison susvisée et l'omerta sur la question que nos intellectuels, aveugles aux réalités de leur peuple, alimentent hélas !

Je le répète le plus solennellement ici :   il n'est aucun autre moyen, en terre d'islam, d'obtenir l'abolition de l'homophobie qui est une importation de la morale judéo-chrétienne en Tunisie qu'en suivant ce que je conseille.

C'est le produit d"études, d'observations et de recherches qui ont duré des années et non le fruit d'une quelconque lubie.

C'est justement élever en déni en mode de militantisme que de refuser ce qui constitue une part essentielle de ce peuple, son attachement à une spiritualité soufie et à sa tradition islamique, culturelle et non cultuelle.

En refusant cet islam populaire par laïcisme, vous vous érigez en complices des intégristes qui se sustentent d'un pareil dogmatisme, continuant à islamiser le pays en douce.

Surtout, vous condamnez la Tunisie à demeurer homophobe, soumise à une loi coloniale !

Rapplez vous donc à quel point l'homosensualité (c'est le terme à préférer, car notre peuple est sensuel dans l'âme) a été chantée en islam au moment où elle était bannie par la pastorale chrétienne !
Il nous faut arrêter avec notre tropisme laïciste ! 

Oui, il faut dire les choses telles qu'elles sont et c'est ce que je fais justement.
Je suis aussi pour séparer le religieux et le juridique, mais pas selon une laïcité qui ne cadre pas avec nos réalités.

Je dis et je le démontre : en islam, la foi relève de la vie privée et d'un rapport direct avec Dieu, sans aucun intermédiaire, alors que la politique est réservée à la vie publique qui est gérée selon les lois terrestres, la religion n'y interférant pas.

Voilà le vrai islam, et c'est cette interprétation qu'il nous fait encourager, qui rejoint justement votre objectif de séparation du religieux et du public, mais selon le génie de l'islam et en respectant notre peuple   et non en nous focalisant sur une recette étrangère qui ne mène pas à autre chose, mais ne reflète pas notre réalité.

Voulez-vous imposer la laïcité à la majorité ou voulez-vous séparer la religion de la vie publique ?
Soyons sérieux et réalistes !

Il nous faut aujourd'hui être enraciné dynamiquement en islam, car il n'est pas qu'un culte, comme vous le comprenez, semblables à cela aux intégristes; l'islam est d'abord une culture et c'est ainsi qu'il est vécu par notre peuple qui est loin d'être pratiquant.

Je le sais, car je vis au milieu de nos concitoyens, en Tunisie profonde, et je les observe vivre et les étudie depuis si longtemps.

De plus, on a aujourd'hui une occasion en or à ne pas rater avec l'article 230.
Si le texte que je propose entre à l'ARP, il sera voté par les islamistes qui s'y sont engagés auprès de leurs soutiens.

C'est donc une question de conscience ni plus ni moins !
Pensons d'abord aux victimes, je vous prie, et non à nos fausses querelles idéologiques 

Bien sincèrement

1/1
Ma chère amie répond ceci :

 Je vous rappelle que plus de 80 pour cent des tunisiens pensent que la religion est une affaire personnelle. Donc les tunisiens se "sécularisent" progressivement et à leur manière. La montée des salafismes n'est qu'une réaction à ce grand mouvement de l'histoire. Il ne s'agit ni d'imposer un modèle de laicité à la française, ni de se plier aux exigences de l'islam  politique. Les tunisiens sont assez mûrs, à mon avis, pour accepter les droits humains et séparer le religieux du juridique. 
amitiés

Et voici ma réponse adressée aussi à d'autres amis communs, non moins militants et vaillants démocrates :

Bonjour à toutes et à tous,
Chère x,

C'est l'argument ad hominem par excellence !
C'est justement ce que je m'évertue à dire : l'islam du Tunisien est sui generis, il est culturel et non cultuel.
C'est pour cela que les Tunisiens, à 100%, y sont attachés; mais si une minorité s'y réfère en tant que culte, la majorité n'y voit que culture grâce à sa fibre soufie.

Les Tunisiens ne se sécularisent pas, ils sont séculiers, car la laïcité en Tunisie est la règle en son sens étymologique qui est d'être l'affaire de tous.
Et l'islam culturel est l'affaire de tous.

Aussi, il nous faut veiller à éviter d'aider les religieux intégristes qui veulent faire de cette spiritualité tunisienne, de ce soufisme libertaire, une religiosité, du salafisme wahhabite.

Or, c'est avec une attitude comme celle que je combats qui refuse d'user de l'arme fatale que je propose pour abolir l'homophobie que nous nous faisons les complices de tels intégristes.
Ceux-ci, quant à eux, continuent d'oeuvrer en catimini avec les faveurs des masses trompées, car ne voyant les laïcs que comme les suppôts de l'étranger !

Il est impératif pour la cause de l'État civil d'arrêter d'aider ainsi les religieux en encourageant à évoluer ceux qui sont prêts dans leurs rangs à le faire. Et ils existent !

La démarche, sous haute pression de Ghannouchi, est à exploiter d'urgence; elle permet de faire sauter un verrou qui ouvrira la voie à d'autres succès pour la sécularité, l'islam tombant dans le domaine public. C'est la loi des dominos.

Il ne nous faut pas voir juste la bête dans nos islamistes, pensons qu'elle peut aussi cacher une belle qui s'ignore chez certains, les moins dogmatiques.
À nous d'agir en justes, justes de justesse, de voie et de voix.
Ne soyons pas la bête laïciste désormais vilipendée, même en Occident.

Proposons sans plus tarder le projet qui est susceptible de provoquer la révolution mentale attendue en Tunisie, aussi bien chez nos religieux que chez nos laïcs.
C'est de vivre-ensemble qu'il nous faut et non une guerre froide d'un autre temps !

Le sens de l'histoire est au retour à la spiritualité et l'islam politique n'est que l'avatar du capitalisme sauvage qui veut sauver son matérialisme à outrance.

Nous avons un trésor caché en Tunisie qu'ils sont en train de dilapider avec, pour le moins, notre complicité objective. Ils sont en train de faire des ravages dans notre société alors que nous nous gargarisons de slogans qui ne changent rien.

Doit-on les laisser faire sans réagir lucidement et sereinement ? Il y a pourtant moyen de faire triomphe nos idéaux, mais autrement que nous avons eu l'habitude de procéder, en singeant le militantisme d'un Occident où les Lumières sont désormais éteintes.
Rallumons-les en Tunisie avec notre génie propre ! 

Encore une fois, cela commence aujourd'hui avec le texte que je propose pour l'article 230.
On pourra y ajouter ceux proposés aussi pour le cannabis à dépénaliser totalement, pour l'égalité successorale et la consommation d'alcool, pour commencer. 
J'ai appelé cela politique arc-en-ciel.    

Bien amicalement

2. 

Une autre amie, juriste, et camarade de classes supérieures qui plus est , réagit à la cantonade :

Pourquoi cette référence à l'islam dans ce projet de loi?! L'article 230 esst contraire à l'inviolabilité de l'intégrité physique de la personne humaine (article 23 de la constitution) et au droit à la vie privée (article 24 de la constitution) point barre! Montrez-moi une  loi en vigueur jusqu'ici où il est référence à l'Islam dans notre pays voilà une manière détournée d'intégrer la chariaa comme source du droit!!! Demain on vous demandera de réviser toutes les lois en vigueur qui sont contraire à la constitution mais aussi à l'Islam comme ils le définissent eux! Je ne trouve pas ce texte consensuel je trouve que c'est un piège!

Sous un titre provocateur, ma manière de m'adonner au mal qui fait du bien, réveillant la conscience de sa torpeur, voici ma réponse : 

Arrêtons avec notre laïcisme, c'est de l'intégrisme profane !

Bonjour, chère x
Bonjour à toutes et à tous,

Le texte que je propose est la seule possibilité d'obtenir ici et maintenant l'abolition de l'homophobie en Tunisie. il suffit d'arriver à l'introduire à l'ARP !

C'est un texte de consensus qui est de nature à obtenir le vote islamique. 
Il n'y a aucun piège, sauf à me prendre pour un intégriste.

Je rappelle que des indiscrétions diplomatiques font état d'un engagement de Ghannouchi à voter un pareil texte s'il arrivait à l'ARP.

Maintenant, il y a référence à l'islam, tout simplement car la Constitution y réfère aussi bien à l'article 1er que dans le préambule.

Certes, l'article 230 est contraire à l'inviolabilité de l'intégrité physique et au droit à la vie privée, mais cela ne suffit pas pour les intégristes qui le considèrent comme conforme aux valeurs de l'islam. Aussi, si chacun campe sur ses positions, on n'avancera pas alors que, chaque jour, des victimes souffrent.

Quel mal y a-t-il de se référer à l'islam culturel en soutenant qu'il n'est pas homophobe, une vérité avérée et démontrée ?
Il ne faut pas faire en la matière acte de laïcisme, car c'est du dogmatisme aussi intégriste que celui des religieux.

Toutes les lois en vigueur en matière de moeurs ont un fondement religieux même s'il n'est pas déclaré.
À quoi bon se leurrer? Autant dire les choses telles qu'elles sont ! D'autant plus que cela permettra de résoudre la question à la base et de faire une autre lecture de l'islam. 

Car la religion est incontournable en l'état actuel de notre constitution.
Le jour où l'on n'aura plus   de référence à la religion dans la constitution, ce jour-là, le raisonnement purement laïque pourra tenir; mais pas aujourd'hui; car c'est du pur laïcisme. 
Et gardons-nous de faire du juridisme stérile !

Il ne s'agit pas de faire source de droit la chariaa, il s'agit bien au contraire de démystifier cette chariaa qui est déjà source informelle du droit, et d'ouvrir ainsi la voie à son interprétation comme n'importe quel autre phénomène social.  

Et justement, ce qu'il faudra faire, c'est de réviser toutes les lois scélérates qui se prétendent islamiques et qui ne le sont pas du fait de cette possibilité d'interprétation de l'islam en tant que culture et non pur culte. 
Ainsi pourra-t-on, comme je l'ai déjà fait, exiger l'égalité successorale au nom de l'islam ainsi que la dépénalisation de l'alcool et du cannabis ou des relations hors mariage.

C'est donc une oeuvre de salubrité juridique qui sera ainsi faite, sortant l'islam de la sphère religieuse pour la sphère publique ouverte au débat et à l'interprétation. On n'y échappera pas et il faudra hâter cette issue pour le bien de tous !

Il nous faut être réalistes et surtout penser aux victimes afin d'abolir au plus tôt cette honte.
Surtout que l'occasion est historique. 
Osons proposer cet article tel quel à l'ARP, et on obtiendra l'abolition du 230 si dix députés le retiennent. Or, ce n'est pas impossible !

Permettez que je vous redise ici que vous avez tort de parler de piège.
C'est même insultant, étant donné que j'en suis l'auteur; me prenez-vous donc pour un intégriste ? 
Il est temps de cesser d'être intégriste profane !

Le vrai piège, n'est-ce pas d'aller dans le sens des religieux qui veulent que rien ne bouge ? 
Ne rien proposer, c'est maintenir le droit positif en l'état, et c'est être leurs complices objectifs; car ce faisant, ils continuent à avancer leurs pions en douce !

Où est donc l'État civil quand on diffuse l'appel à la prière sur les ondes publiques et qu'on suspend les séances de l'ARP pour la prière ?
Soyons réalités et méthodiques ! 
Agissons !

Il y a trop de victimes qui souffrent et il n'est plus permis de prolonger outre mesure leur souffrance alors que l'occasion existe pour les abréger et abolir rapidement l'homophobie en Tunisie.

L'histoire nous jugera ! 

 Sincèrement vôtre

3. 

Une autre amie, nous fait l'honneur d'exposer son avis :

Bonsoir,

Tous ce que vous dite est très intéressant mais doit rester dans la sphère du sociétal et ne pas s'immiscer dans la sphère du droit. 

Chacun peut avoir son avis sur ce qu'est l'islam et ce qu'est l'islam maghrébin. Vous avez votre avis; d'autres peuvent avoir un avis différent. Mais, personne ne peut aujourd'hui imposer que la religion, en l'occurrence l'islam, devienne une source formelle de droit. Cela a été combattu pendant les dernières années et la Constitution proclame un Etat civil où le droit est un droit positif. Les références à l'islam dans notre Constitution n'en font pas une source de droit. Cela est clair. Les débats à l'ANC et l'intention des Constituants sont clairs.

Lorsqu'elles sont pensées, les lois peuvent s'inspirer de ce qu'on appelle des sources matérielles (telles que coutumes, religions, philosophies...). Mais une fois formalisées dans le texte, seul le droit positif doit prévaloir.

Je rejoins donc totalement mes collègues et amis et n'adhère pas à la démarche proposée. La bonne intention de départ consacrera une approche que je ne peux personnellement pas accepter car elle sera nécessairement utilisée à mauvais escient dans l'avenir. 

Bonne soirée,

Je réponds sous le titre en forme d'interrogation : Donnerez-vous raison à Ghannouchi ?

Bonsoir, chère amie x,

Le droit suit le social et non l'inverse.
Il ne s'agit pas ici d'opinion et d'avis, il s'agit de stratégie et de ses implications sur les gens.

Il y a trop d'innocentes victimes  qui souffrent et qui peuvent ne plus souffrir si on se décide à changer de stratégie.
Car celle suivie aujourd'hui par les militants est infructueuse. Elle est même contreproductive.
Et elle manque d'empathie avec les minorités discriminées

Où voyez-vous que l'islam est source formelle de droit dans le texte proposé ? 
Par ailleurs, il est cité dans la Constitution et on ne fait qu'appliquer la Constitution.  
Peut-on citer un article de la Constitution et en ignorer un autre ?

De plus, ne pas citer l'islam en démontrant qu'il est violé par nombre de lois, signifie qu'on ne les modifiera pas, car on vous dira qu'elles sont conformes à l'islam. 
Aussi, vous ne pourrez pas obtenir l'égalité successorale, par exemple, ou l'abolition des textes interdisant les restrictitons en matière d'alcool, etc., sans parler de l'homophobie.

Il faut arrêter de se leurrer avec ce concept creux d'État civil qui est contredit par la référence à l'islam et par le préambule. Vous voyez bien d'ailleurs ce qu'on en fait au quotidien !

Ce qu'il nous faut, c'est cesser de faire comme l'autruche et regarder les choses telles qu'elles sont : l'islam n'est pas qu'une religion, il est une culture. Ne le jugez pas avec les yeux des Occidentaux qui vous entourent. 

De plus, l'islam est la chose de tous et doit être en tant que tel discuté par tous, car il n'y a pas d'église en islam. 
Aussi, il doit faire partie de la vie du pays, mais avec la foi réservée à la sphère privée intime, la vie publique étant gérée par le droit séculier. 

C'est ainsi que l'islam doit être compris; c'est la conception soufie.
Et c'est ce qu'il faut faire en osant de la sorte tirer le tapis sous les pieds des intégristes religieux qui veulent s'approprier la religion et se la réserver. 
Or, elle doit tomber dans le domaine public étant la chose de tous.

Il faut donc oser parler d'islam comme de tout autre fait social, ni plus ni moins.  

Ne faites pas de juridisme stérile, je suis juriste à la base, vous savez !
Il nous faut prendre acte de l'imprégnation de notre peuple de spiritualité; car en nous cabrant sur le laïcisme, on aide les religieux à transformer cette spiritualité en religiosité. 
Est-ce ce que vous voulez ?

Et surtout, aujourd'hui, voulez-vous l'abolition de l'homophobie ou non?
Si vous la voulez, vous ne pouvez agrir autrement que comme je vous y appelle.
Il nous faut un peu moins d’intransigeance et d'indifférence au malheur des victimes !

Vous vous souciez d'un avenir improbable au lieu de vous concentrer sur un présent patent fait de drames quotidiens.
L'avenir appartient à ceux qui agissent avec intelligence en tenant compte des réalités et non en les ignorant; et le présent impose d'abréger la souffrance des victimes de l'article 230.

Sinon qu'est-ce qui vous distingue des dogmatiques religieux en refusant l'abolition de l'homophobie au faux prétexte que cela fera de la chariaa source de droit alors qu'il s'agira justement de la rendre conforme au droit civil en la sortant de la stricte sphère religieuse ?

Un peu moins de dogmatisme s'impose !
En refusant aujourd'hui l'abolition de l’article 230 selon la méthode proposée, vous vous rangez du côté des intégristes religieux qui font tout pour maintenir l'homophobie en Tunisie et espèrent particulièrement qu'on ne tirera pas profit de ce qu'ils considèrent comme étant des bévues de leur chef !

Il s'agira aussi de détromper ce dernier, car il ne s'est engagé comme il l'a fait que parce qu'il a dit bien connaître les élites laïcistes tunisiennes et ses démocrates poltrons qui n'oseront jamais proposer un projet de loi traitant de l'homophobie !
A-t-il vraiment vu juste ?
Lui donnerez-vous raison par votre refus de le lier par sa parole ? 

À bon entendeur salut ! 

EN CONCLUSION

Que les militants sincères voulnat réellement l'abolition de l'homophobie ici et maintenant en Tunisie me suivant ! Qu'ils osent proposer ce projet de loi à l'Assemblée des Représentants du Peuple en commençnat par le défendre auprès des médias et en forçant à sa reprise par dix députés ou par le gouvernement.
Cela aura l'avantage déjà de faire entrer la débat au parlement.
Et surtout, ce sera l'occasion du chef du parti islmaiste de démontrer s'il n'a qu'un parole : car il a promis le votre du texte si les "poltrons de démocrates" osent l'y faire entrer. 
Alors, on a des démocrates ou des poltrons?

On a des militants pour abolir l'homophobie ou juste des profiteurs de la misère homophobe ? 

Voici le texte qui peut abolir hic et nunc l'homophobie en Tunisie : 

مشروع قانون في إبطال تجريم المثلية
فصل وحيد 
حيث أن كراهة المثلية مخالفة لحقوق الإنسان في حياة مجتمعية آمنة، وهي أساس الديمقراطية؛
وحيث أن التوجه الجنسي للبشر من حياتهم الخصوصية التي تضمن حريتها دولة القانون والإسلام؛
وحيث أن الفصل 230 من القانون الجنائي يخرق الإسلام وينتهك تسامحه، إذ لا كراهة فيه للمثلية لاحترامه لحرمة الحياة الخاصة للمؤمن وضمانه التام لها؛
فإن مجلس نواب الشعب يقرر ما يلي :

نظرا لأن الحياة الخصوصية محترمة ومضمونة دستوريا بالجمهورية التونسية، لذا، أُبطل الفصل 230 من القانون الجنائى.  

PROJET DE LOI


Abolition de l'homophobie 


Attendu que l’homophobie est contraire aux droits de l'Homme et au vivre-ensemble paisible, à la base de la démocratie,

Attendu que l’orientation sexuelle relève de la vie privée que respectent et l’État de droit tunisien et l’islam,

Attendu que l’article 230 du Code pénal viole la religion musulmane qui n’est pas homophobe étant respectueuse de la vie privée de ses fidèles qu’elle protège ;

L’ARP décide :


Article unique 


La vie privée étant respectée et protégée en Tunisie, l’article 230 est aboli.