2018 sera, enfin, l'année de l’abolition de l’homophobie en islam ! Voici le projet de loi qui l’enterrera en Tunisie (en arabe, en français) et au Maroc (en arabe, en français). Quel sera le premier pays maghrébin à respecter l’islam et les droits humains?

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ISLAM POSTMODERNE








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mercredi 28 mars 2018

Impérialisme postmoderne 2

Contre l’impérialisme postmoderne en Tunisie




On l’a déjà dit : la Tunisie ne peut prétendre être indépendante en une ère des interdépendances sans un minimum de règles juridiques et éthiques.

Or, nous pensons la Tunisie être postmoderne et même une exception du fait de ma spécificité de l’âme de son peuple et de l’originalité de ce qui se passe sur sa terre. Toutefois, cela reste en puissance, juste des pointillés qu’il importe de transforme en trait, une ligne vers le succès. Ce que l’impérialisme postmoderne lui refusera si ses élites ne se décident pas à le contrer.

Comment? Mais d’abord qu’est-ce que la postmodernité   

Une Tunisie postmoderne

La postmodernité n’est pas ce qui vient après la modernité comme le croient certains esprits n’ayant en vue que l’apparence de l’histoire qui serait faussement linéaire. On le sait, elle est plutôt spiralesque et n’arrête de revenir en arrière pour se renouveler, ce qui n’est qu’une mise à niveau, sinon en question d’un passé toujours actualisé et à jamais revécu. 

Au vrai, la postmodernité est une sorte de mélange de l’archaïque le plus hideux et du technologique le plus sophistiqué; Daech en donne une belle illustration puisque sans les technologies modernes son idéologie n’aurait eu aucune prise sur les esprits.

De plus, en un monde où la technologie profite désormais à tous, et qui est l’ère des foules, en plus de la faillite des grands récits d’antan, une autre spécificité postmoderne, on réalise bien que la Tunisie est postmoderne et ne peut que l’être depuis sa révolution, ce coup du peuple la manifestant à merveille. 

L’impérialisme postmoderne

La révolution tunisienne, cette fausse révolution dite 2.0 et qui n’a été que virtuelle, mais faite au nom du peuple et en profitant de sa pression et de son élan vers la liberté, ses droits et sa dignité, peut ainsi être appelée révolution postmoderne, comme on a pu dire du coup d’État égyptien pronunciamiento postmoderne.

Cela s’explique par le fait que l’impérialisme a changé, s’adaptant aux réquisits de notre âge des foules en effervescence. S’il ne tolère lus les révolutions classiques qui remettent en cause l’ordre établi, il encourage les fausses révolutions d’où l’ordre qui sert ses intérêts est maintenu s’il ne sort pas renforcé.

Pour cela, comme hier le capitalisme s’alliant au protestantisme,  ce christianisme rigoriste, il s’est allié aux intégristes islamistes pour servir son emprise sur le monde. Comme il a déjà usé du wahhabisme pour contrer la pénétration communiste dans ses sphères s’influence et sa propagation dans le monde, il a utilisé les islamistes en Tunisie pour ses ambitions au Proche Orient. C’est ce qui a fait le nombre des Tunisiens le plus fourni parmi les terroristes en Syrie puisque ce sont les autorités officielles et ses serviteurs qui y ont veillé.

Personne ne pourra plus aujourd’hui le contester : la révolution tunisienne ne l’a été  que pour servir des appétits  impérialistes d’Occident et aussi d’Orient se manifestant par l’instauration en Tunisie d’un islam rigoriste prétendument démocratique? La preuve est le maintien des lois de la dictature les plus scélérates e matière de droits et des libertés dans la vie privée, secteur le plus rétif à l’évolution chez nos intégristes religieux.  
      
Réussir l’exception Tunisie

Or, la révolution a bien eu lieu en Tunisie et ce auprès du peuple qui y a cru comme on l’a voulu de lui, mais non pour accepter une nouvelle dictature, morale celle-là, s’ajoutant à l’ancienne, passant d’une seule dictature à une double dictature, mais pour revendiquer plus véhémentement ses droits.

En effet, il y a bien eu révolution chez le peuple, le virtuel étant devenu réel; et c’est une révolution mentale. Aussi, ce peuple n’accepte plus les lois qui le briment et le manifeste. Comment ne le ferait-il pas quad elles sont illégales ?

Et comment le lui reprocher quand il voit ses élites profiter sans vergogne de sa révolution sans rien changer à sa condition. Or, les nouveaux profiteurs se sont ajoutés aux anciens et font montre de signes extérieurs de richesse quand le peuple, pauvre et démuni, n’a même pas le droit de rêver librement et de vivre comme il l’entend sa vie privée.

Il ne peut se satisfaire ni de sa condition de minorité, la refusant quitte à céder au terrorisme, ni de ses manifestations spectaculaires de fêtes célébrant un matérialisme excessif dans un pays qui manque de tout et qui, surtout ploie sous des los ne lui reconnaissant aucune liberté, même pas de s’embrasser librement, faire l’amour, lui qui est si sentimental, si sensuel. Aussi, il ne peut que faire la guerre.
  
Aussi, c’est en veillant rapidement à l’abolition des lois qui empêchent le peuple de vivre que l’impérialisme, surtout occidental, en Tunisie pourra obtenir la paix du côté du peuple, car il est paisible par nature; mais il faut se garder de le pousser  bout en le brimant excessivement. Ce qui est déjà le cas. D’autant plus que cela s’est accompagné d’une tromperie. Or, si le Tunisien ne pardonne pas une chose, c’est bien de se payer de sa tête.

Or, on ne fait que cela avec, par exemple, une instance bidon pour la justice et la dignité et qui ne sert que ses intérêts pour plus d’injustice et d’indignité; ou cette cité de la culture qui est incapable de se libérer de ses complexes sexuels, interdisant l’art au nom d’une conception ou la culture pudibonde alors que le peuple démontre chaque jour être libertaire; ou enfin ces élections se voulant une manifestation du pouvoir du peuple quand il continue à être par des lois honteuses.


Pourtant, il n’est guère difficile de réussir aujourd’hui l’exception Tunisie; cela nécessite juste un effort législatif qui soit enfin révolutionnaire, digne de ce peuple qui le mérite.Qu’on décide sans plus tarder l’égalité successorale et l’abolition des textes scélérats portant sur l’alcool le cannabis, le sexe hors mariage et l’homosexualité, pour nous limiter à ces domaines symboliques et on verra l’épiphanie en Tunisie d’ l’islam tel qu’il est dans ses visées et est vécu par la majorité du peuple : un islam de paix, de tolérance et de respect de l’altérité !  

Publié sur Huff Post