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mercredi 25 février 2015

Mondianité, renouveau du monde 8

Rapport d'Amnesty : un bilan catastrophique




Le rapport annuel pour 2014 d’Amnesty International vient d'être rendu public avec une note extrêmement négative : le bilan des droits humains en 214 est catastrophique ; aussi est-il urgent d'agir au plus vite !

Cette conclusion d’une analyse exhaustive de la situation dans le monde se présente d’ailleurs en ces termes sans appel : « L'avenir s'annonce globalement bien sombre pour les droits humains, mais il existe des solutions. Les dirigeants mondiaux doivent prendre immédiatement des mesures décisives pour éviter une crise internationale imminente et rendre possible un monde plus sûr où les droits et libertés sont protégés. »

Amnesty détaille particulièrement par le menu les questions sensibles des populations civiles abandonnées aux groupes armés, la poursuite du commerce des armes et l'usage des armes explosives un peu partout dans le monde — notamment à Gaza, en Israël et en Ukraine —, la crise sans précédent des réfugiés s'accompagnant de menaces de plus en plus grandes, partout dans le monde, sur les droits humains fondamentaux. Elle pointe aussi le péril des transferts irresponsables d'armes à travers les continents et l'usage pernicieux du droit de véto à l'ONU dont on use comme obstacle à la solution nécessaire des crises.

S'agissant de la Méditerranée, Amnesty juge que l'Union européenne bafoue les droits des migrants et des réfugiés par ses mesures dont la principale visée est  de maintenir les migrants hors des frontières du continent.

C'est ce qu'essaye de faire l'Europe dans le cadre des négociations actuelles avec les pays du Maghreb, essayant notamment d'imposer un accord dit faussement de mobilité. Aussi serait-il de la plus haute importance que notre pays se distingue en osant le refuser au nom des valeurs humanitaires et de la nécessaire solidarité devant régir les rapports internationaux et ceux entre la Tunisie et l’Europe.

Avec nombre de détails précis, Amnesty dénonce les illégalités multiples dans la gestion des flux de clandestins comme des conditions inhumaines de détentions dans les centres de rétention qui peuvent même être clandestins et des atteintes multiples aux droits de l'Homme dans certains pays de l'Europe de l'Est.

Amnesty parle même de la responsabilité de certains pays de l'Europe occidentale dans des transferts illégaux de clandestins et même la torture et la disparition de dizaines de détenus dont le seul tort est d'avoir exercé un droit fondamental de l'homme, celui de circuler librement.

Enfin, Amnesty juge  « scandaleuse et inopérante » la réponse de l'Union — et au-delà de la  communauté internationale tout entière — aux atrocités commises par des États et des groupes armés. Elle exhorte donc les dirigeants mondiaux à agir de toute urgence pour faire face à l'évolution de la nature des conflits en vue de protéger les civils des violences atroces perpétrées par ces États et ces groupes armés.

Dans ses prévisions pour 2015-2016, Amnesty estime qu'à moins d'action enfin sérieuse de la part des dirigeants mondiaux, la situation des droits humains dans le monde sera encore plus sombre. Elle s'attend notamment et de plus en plus : que de populations civiles soient contraintes de vivre des attaques, persécutions et discriminations sous le contrôle quasi étatique de groupes armés violents; que la liberté d'expression soit encore plus gravement menacée par des violations découlant de nouvelles lois antiterroristes draconiennes et d'une surveillance de masse abusive;  que la situation humanitaire et la crise des réfugiés s'aggravent, le nombre de personnes déplacées à cause d'un conflit ne cessant de croître, tandis que les gouvernements continuent de bloquer les frontières et que la communauté internationale n'apporte pas l'aide et la protection nécessaires.