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jeudi 1 janvier 2015

Bécopolitique, inclusivité politique 5

Mehdi Jomaa va-t-il rempiler ?


  

Comme il est désormais acquis que le chef du futur gouvernement sera une personnalité indépendante, la question que le bon sens amène à se poser est non pas si cette personne pouvait être l’actuel président du Conseil, mais pourquoi ce ne serait pas lui.

En effet, M. Jomaa est réputé répondre aux conditions exigées de compétence indépendante. De plus, il garde les faveurs du parti Ennahdha. Or, le nouveau président de la République tient à impliquer le parti islamiste dans le futur gouvernement d’une manière ou d’une autre.

Il est vrai que certains alliés du parti majoritaire sont rétifs à une alliance directe ou indirecte avec le parti de cheikh Ghannouchi ; ce qui ne saurait être ni méconnu ni dédaigné par un chef d’État se voulant le plus grand rassembleur.  Toutefois, comme M. Caïd Essebsi ne manque ni de sens de l’État ni de subtilité politique, il semble avoir trouvé la formule politique de nature à mettre d’accord tout le monde en reconduisant l’actuel président du conseil moyennant le remaniement presque intégral de son gouvernement.

Une telle formule est géniale à double titre : elle satisfait, d’une part, Ennahdha en maintenant celui qui fut son candidat lors des négociations ardues du Dialogue national. Elle permet, d’autre part, le maintien de ceux des actuels ministres qui n’ont pas démérité.

Ce faisant, il serait loisible au nouveau chef du gouvernement d’y inclure un autre homme du parti islamiste en la personne du ministre de l’Intérieur. Mais il serait maintenu moins en sa qualité partisane qu’intuitu personae, pour l’intérêt de la patrie en ce moment délicat qui commande d’éviter le moindre bouleversement dans ce département si sensible. Cela serait d’autant plus possible que le tandem actuel a fait montre tout autant d’harmonie que d’efficacité.

Alors, M. Mehdi Jomaa sera-t-il le futur chef du gouvernement? Son voyage annoncé dans les pays qui jouent, qu’on l’admette ou non, le rôle de fées penchées sur le lit du bébé démocratique tunisien semble bien le confirmer. Wait and see.

Publié sur Leaders