2017 : année d’abolition de l’homophobie en islam ! Que les militants maghrébins proposent ce projet de loi : en Tunisie (en arabe, en français) et/ou au Maroc (en arabe, en français) !

Mon manifeste d'amour au peuple 2/3
 




Mon manifeste d'amour au peuple 3/3


ISLAM POSTMODERNE








Accès direct à l'ensemble des articles منفذ مباشر إلى مجموع المقالات
(Voir ci-bas انظر بالأسفل)

dimanche 23 novembre 2014

Poléthique, politique compréhensive 8

Pour que dure la fête !



Voilà le jour de gloire de la démocratie naissante en Tunisie? On en suppute le résultat quand il ne fait pas de doute qu'il concrétise la nouvelle donne annoncée ici même dès l'apparition de ses prémices.
Quel que soit le vainqueur, c'est la Tunisie qui sort gagnante malgré les incertitudes et les vicissitudes qui ont accompagné le processus électoral, et qui demeurent; malgré surtout les imperfections inhérentes à toute entreprise nouvelle ambitieuse.

Le changement par le haut

La Tunisie entame la seconde phase de son Coup du peuple et c'est le changement par le haut cette fois-ci. Ce sont les élites qui doivent prendre le relais des aspirations du peuple pour une coupure avec le passé et un enracinement dans le pluralisme.
Aussi, un gouvernement incluant les deux forces supposées antagonistes est de bonne guerre à la condition qu'il ne soit pas la manifestation d'un partage du pouvoir, mais d'une entente pour la meilleure gouvernance possible.
De plus, ce gouvernement doit s'atteler à réformer le pays en profondeur et ne pas se contenter de le gérer à la surface avec l'arsenal juridique obsolète de l'ancien régime.
On doit oser secouer le cocotier de la dictature morale et matérielle en ayant l'audace de décider rapidement le moratoire qui s'impose des lois scélérates qui violent ou mettent en échec les valeurs humanistes universelles.
On doit aussi envoyer des signaux d'un tel courage politique innovant en se décidant à prendre les mesures qu'imposent la situation stratégique de la Tunisie et la condition d'un monde globalisé, à savoir l'exigence de la libre circulation pour le Tunisien dans le cadre d'un espace méditerranéen de la démocratie, préalable à une adhésion de la Tunisie à l'Union européenne qui ne serait que la régularisation d'une situation de fait de dépendance structurelle.
Il est impératif de même de s'engager solennellement, à la faveur de la réforme juridique interne, pour un islam oecuménique tolérant rompant avec les conceptions dépassées de notre foi, non seulement celle qui produit l’intégrisme, mais aussi la soi-disant lecture modérée qui ne fait que maintenir en l'état la confusion actuelle des valeurs. Celle-ci est préjudiciable à l'évolution véritable vers la démocratisation de l'islam dont l'esprit premier est pourtant démocratique et pluraliste, libertaire même et mentalement révolutionnaire.
On doit enfin engager au plus vite le pays dans une dynamique de démocratie participative en organisant des élections municipales après avoir modifié la loi électorale pour un scrutin uninominal, le seul qui convienne à notre pays.
De telles élections doivent permettre l'exercice par le peuple du pouvoir dans ses villes à la faveur d'une interprétation extensive de la technique de la décentralisation consacrée par la Constitution.

Une démocratie à réinventer

C'est certes ambitieux, mais on n'a le choix que de l'ambition pour réussir en ce monde des périls. Il faut savoir oser en incrustant les principes de la révolution tunisienne dans nos mentalités.         
Pour cela, il faut arrêter de ne faire que reproduire le paradigme occidental périmé et oser innover. La démocratie est à réinventer en Tunisie et on en est capable pour peu que l'on réussisse à faire confiance à notre peuple et à croire à notre génie propre. Et il est patent !
Ce n'est pourtant pas ce qu'on voit encore, puisqu'on se limite à se contenter de demi-mesures en des recettes toutes faites importées d'Occident. Cela nous fige dans un comportement stérile, comme de croire que la démocratie ne peut être instaurée d'un coup, qu'elle a besoin d'étapes quitte à en pervertir l'esprit.
Je ne prendrai pour illustrer cette négativité nocive que l'exemple de l'encre électorale qui a noirci inutilement l'éthique même de l'acte électoral. Certes, cela demeure véniel comme péché, mais c'en est un malgré tout en démocratie authentique. Or, la Tunisie est en droit d'avoir une démocratie sans tache, une démocratie réinventée.
Aussi, comme notre confiance est grande dans les nouveaux titulaires du pouvoir en Tunisie, disons-leur ainsi qu'y invite une célèbre publicité : Just do it ! 

Publié sur Leaders