2017 : année d’abolition de l’homophobie en islam ! Que les militants maghrébins proposent ce projet de loi : en Tunisie (en arabe, en français) et/ou au Maroc (en arabe, en français) !

Mon manifeste d'amour au peuple 2/3
 




Mon manifeste d'amour au peuple 3/3


ISLAM POSTMODERNE








Accès direct à l'ensemble des articles منفذ مباشر إلى مجموع المقالات
(Voir ci-bas انظر بالأسفل)

vendredi 5 septembre 2014

Im-possible, dessous du réel 9

Start-up democracy : c'est le mental qui compte surtout !




Lundi s'ouvre à Tunis la conférence "Investir en Tunisie, start-up democracy". À cette occasion, il faudra nous dire qu'il est un atout imparable à ne pas négliger dont dépendra notre réussite ou notre échec. Et ce n'est même pas l'investissement qui, en fait, en dépend; c'est la pensée que nous pouvons et devons réussir. En effet, c'est le mental qui fait problème chez nous et sur lequel il faut agir; car avec un mental au top, tout le reste vient, y compris l'investissement, nerf de tout développement économique. 

La réussite économique comme un match de tennis 

On sait que j'aime bien prendre le sport en exemple pour mieux illustrer les tenants et aboutissants politiques. Prenant encore le tennis, on a eu hier un très beau match à New York entre le Suisse Federer et le Français Monfils. Ce dernier fut même à deux doigts de l'emporter,  ayant eu une avance de deux sets, disposant de deux malles de match, même si cela fut sur le service adverse. C'est ce qui fait à la fois la beauté de ce sport qui condense à merveille la vie politique. 

Ainsi, on peut être bourré de talents, méritant de gagner et sortir perdant en gérant mal juste un point ou deux, ceux qui font la différence. Or, chez nous, dans nos traditions et notre culture, on ne manque pas d'atouts pour réussir; ce qui fait cruellement absence, c'est notre confiance en nous, ce mental friable qu'on ne travaille pas assez et qui nous fait rater toujours la cible, multipliant les erreurs coûteuses pour, au mieux, rester à la traîne de ceux qui réussissent et qui ne sont pas forcément meilleurs que nous.

Le quart de finale de tennis fut explosif. Gaël Monfils a été étincelant pendant les deux premiers sets gagnés brillamment et assez costaud durant les deux suivants qui ont vu le retour du Suisse retrouvant son meilleur niveau, montant peu à peu en puissance. Et c'est dans le dernier set que la différence c'est faite  quand Federer a donné enfin sa pleine mesure méritant, ainsi que son adversaire peu avant la fin d'un match épique, une standing ovation d'un public aux anges.

Le succès est une question de mental à travailler

Expliquant son succès, le Suisse dira à la fin du match que la dynamique lui était favorable; mais il aura fallu y croire, la concevoir mentalement pour la concrétiser ensuite grâce aux réserves en talents, mais aussi à un physique impeccable. Or, outre l'expérience des grands moments, c'est le physique qui a le plus manqué au français peu habitué aux matchs en cinq sets. En effet,alors que son talentueux adversaire avait encore l'énergie nécessaire pour faire montre de son talent, il a manqué de ressources. Aussi, sans le flux d'énergie physique et forcément plus d'influx mental, le Français ne pouvait plus gagner. 

C'est donc qu'il faut toujours savoir rester au top, aussi bien mentalement que physiquement et techniquement, pour espérer gagner et surmonter les plus rudes épreuves. Mené deux sets à rien avec deux balles de match contre lui, Federer a su rester confiant et continuer à jouer; son talent a fini par faire le reste.

Pareillement, en Tunisie, il nous faut prendre exemple sur le champion suisse et nous dire que l'investissement ne servira à rien si l'on ne croit pas assez en nous, en nos capacités pour innover et en notre modèle pour réenchanter le pays et pourquoi pas le monde. Envisageons la délicate partie économique qu'on s'apprête à livrer comme un sport de haut niveau et sachons nous inspirer de l'exemple des grands champions sportifs. Agissons sur notre mental tout autant que sur le reste; et on réussira fatalement ! 


Publié sur Leaders