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mardi 25 décembre 2012

Pour l'amour du peuple 4

An III du Coup du peuple : bonne année 2013 ou opéra-Bouffe du Politique ?

Chers amis,

En guise de voeux pour la nouvelle année 2013, an III du Coup du peuple tunisien, j'ai l'insigne plaisir de vous convier à une ambroisie du plus novateur des sociologues de notre univers postmoderne : Michel Maffesoli.
En effet, avec son aimable autorisation, et comme ce fut le cas l'année dernière (cf. La Loi des Frères sur ce blog), j'ai l'insigne plaisir d'offrir le chef-d'oeuvre d'opuscule de voeux qu'il réserve chaque année à ses amis en sympathique geste si attentionné.
Aussi, à mon tour, je me permets de l'offrir de sa part à tous les amis visiteurs de Tunisie Nouvelle République et à leur tête les femmes et hommes politiques, tout en leur souhaitant une excellente nouvelle année 2013.
Et comme je ne puis résister à leur offrir le bonheur de se sustenter incontinent de l'ambrosiaque nourriture sans attendre le téléchargement du document par le lien présent dans cet article et ailleurs sur le blog, je reproduis ci-après quelques extraits roboratifs du livret dont l'épigraphe est placée sous le signe de Martin Heidegger : « Au-dessus de la réalité, il y a la possibilité ».
MM, comme on l'appelle tendrement, nous ses amis, véritables aficionados de sa si belle pensée toujours renouvelée, MM termine ainsi son magistral cadeau pour les fêtes :

À quand des « génies » politiques, dans le sens que j'ai donné à ce terme : ceux qui personnifient une collectivité, qui cristallisent ses aspirations? C'est à partir de ces aptitudes que le politique, plutôt que de répéter sempiternellement les litanies des valeurs modernes, saura dire l'épopée postmoderne qui, souterrainement, taraude le corps social. Et par là, en phase avec l'atmosphère du moment, pourra rappeler qu'au-dessus d'une réalité rabaissée à la chose économique, il y a le champ des possibles : le « Réel » en son entièreté.

Voici donc, pour les plus affamés de noblesse en politique, quelques extraits de la divine nourriture maffesolienne :

CITATIONS :

    On a pu dire que derrière Alexandre le Grand, il y avait Aristote. Tout est symbole ; mais celui-ci est, particulièrement, parlant en ce qu'il souligne l'impérieuse nécessité pour l'action publique de s'abreuver à une pensée authentique. Et pour ce faire cultiver la réflexion et la sagesse qu'engendre la solitude, afin de repérer l'importance de l'inapparent, c'est-à-dire apprécier la permanence des choses qui va se réfugier dans ce qui semble insignifiant. Georg Simmel a proposé pour cela la belle image du « Roi clandestin ». Celui qui a une puissance bien plus forte et autrement plus durable que le pouvoir on ne peut plus fragile et de courte durée.
    La « réalité » (économique, politique, sociale) est sans consistance si on oublie le "Réel", gros des possibles sur lequel elle repose. Les grands politiques ne s'y sont pas trompés qui étaient, avant tout, des rêveurs ou des mystiques.
    ... C'est ainsi, également, qu'il saura saisir « l'esprit-principe », « l'idée-force » (A. Fouillée) propre à chaque époque historique. Chateaubriand, à ce propos, rappelle que l'on ne peut étouffer cette "électricité sociale" qui meut le peuple. Ajoutant : "il faut nous résoudre à vivre avec elle, comme vous vivez avec la machine à vapeur. Il faut apprendre à vous en servir" (Mémoires, XXXI, 8).
    Il suffit de changer quelque mot, rajouter : Twitter, blog, réseaux sociaux, internet, etc. pour souligner l'actualité de cette "électricité" qui, tout en étant immatérielle, n'en est pas moins terriblement efficace. Car qu'est-ce que le politique sinon le fait, tout simplement, d'habiter avec d'autres en un lieu donné. Un lien faisant lien. Le lien, c'est une terre natale ayant un style spécifique, une odeur, un ciel où elle se reflète, en bref une biosphère à partir de laquelle peut croître un être-ensemble. En son temps, j'avais nommé cela l'enracinement dynamique.
    Oxymore soulignant l'entrecroisement du temps et de l'espace. Ce à partir de quoi se constitue la communauté de destin. Encore faut-il, avec justesse, repérer les caractéristiques de cette communauté en un moment donné : c'est cela l'art du politique. C'est en cela qu'il est en phase avec son époque et, donc, peut la représenter d'une manière tout à la fois pertinente et prospective.
    Le problème c’est qu’un cycle est en train de s’achever. La « crise » dont on nous rebat les oreilles en est la manifestation achevée. Ce sur quoi reposait l’idéal démocratique moderne peut se résumer on ne peut plus simplement. C’est à partir d’une représentation philosophique que se légitimait une représentation politique. Ainsi tel homme politique exposait un programme rationnel, et c’est sur la validité de ce programme qu’il obtenait, après l’avoir convaincu, le suffrage de l’électeur. Seule la raison était, ainsi, sollicitée. Le fameux « Contrat social » élaboré dans la foulée de la philosophie des Lumières, ou encore « l’Idéal démocratique » se constituant tout au long du XIXème siècle étaient la cause et la conséquence de la représentation philosophico-politique de la modernité.
    Voilà ce qui est en train de changer. Une transfiguration du politique s’opère, à grande vitesse, sous nos yeux. Le rationnel cède le pas à l’émotionnel. Le contrat de longue durée se mue en pacte éphémère. Dès lors, à l’encontre de ce à quoi il est habitué, à l’encontre de ce qui lui fut instillé dans les écoles dont c’était le fonds de commerce (« Sciences Po », ENA et autres grandes écoles d’obédience jacobine), le politique doit moins démontrer, ou expliquer un projet lointain que faire participer à une vision commune.
    ... Dès lors est déphasé un politique mettant en oeuvre un savoir extérieur, surplombant et quelque peu abstrait. C’est en retrouvant la maïeutique platonicienne, ou la démarche des traditions initiatiques, qu’il pourra et saura mettre à jour les travées profondes et immanentes, propres au vivre-ensemble contemporain.
    Oui, il faut prendre au sérieux le changement de paradigme en cours. Ce qui était, en son moment fondateur, chargé de sens devient totalement insensé. C’est le cas pour le politique devenu une antiphrase puisqu’il ne désigne plus « l’habiter commun ». Il reste l’écorce, le mot ; l’amande n’est plus là. Et quoique ce soit une chose habituelle dans la classe politique, ceux qui ne sont pas à même de prendre acte d’un tel état de fait sont des poltrons qui, arrimés à leurs certitudes, sont incapables de voir qu’un modèle d’organisation sociale, aussi performant ait-il été, n’est plus en pertinence avec l’esprit du temps.
    C’est ce qui arrive au « modèle français », celui de la verticalité jacobine, qui, dans son abstraction même, ne peut saisir l’élément tellurique fondamental qu’est ce que l’on peut appeler l’apprentissage réciproque...
    La dichotomie raison / passion, esprit / vie, n’est plus de mise. Mais c’est bien un penser passionné qui tend à prévaloir. D’où la nécessité de mettre en oeuvre un agir du même ordre...
    Pascal, un peu à contre-courant de son temps, avait bien pressenti une telle entièreté lorsqu’il déclare : « […] c’est sur ces connaissances du coeur et de l’instinct qu’il faut que la raison s’appuie et fonde tout son discours » (Pensées, par. 101). Une telle raison sensible caractérise bien l’atmosphère mentale du moment. Le politique ne pourra pas en faire l’économie, au risque de se couper, entièrement, de l’évolution générale du moment.
    Peut-être vaudrait-il mieux dire de la « révolution » induite par l’époque. J’entends, en son sens étymologique (« revolvere »), souligner ce qui « revient ». Un retour en amont. Contre le simple progressisme, la « progressivité » des choses impliquant l’importance de la tradition et l’enracinement dans les us et coutumes communautaires que l’on avait cru dépasser...
    La « révolution » sociétale en cours, c’est, tout simplement, le glissement d’un ordre rationnel à un ordre émotionnel. Ce qui implique de savoir prendre tout pour objet. Même ce qui est réputé le plus frivole. Prendre tout permet de dire le tout de l’existence. Ce que j’appelle son entièreté. La puissance obscure de la vie : l’interaction de tous les sens, et les sens de tous.
    Ainsi, plutôt que de se laisser raidir par l’intellect ou tétaniser par le cerveau, ce qui est le propre des technocrates de tous poils, il faut revenir (retour en amont) au bon sens. Revenir à la « proxémie », c’est-à-dire à l’origine de tout vivre-ensemble. La normalité-normative ne peut venir qu’après-coup...
    Acceptera-t-on de reconnaître que la vérité est tributaire de son temps ? Notre nombrilisme ne rend pas la chose aisée. Et pourtant. Lorsqu’on regarde sur la longue durée les histoires humaines, on voit bien en quoi un principe générateur du vivre-ensemble est appelé à perdre de sa force pour laisser place à un autre principe non moins puissant. Mais dans l’entre-deux on continue à faire usage de mots, d’idées, d’institutions n’étant plus en phase avec le temps. Ce n’est, toujours, que « post festum » que l’on trouve mots et actions en congruence avec ce qui est vécu.
    Pour décrire ces moments de vacuité, on peut reprendre la formule de Mallarmé : une « monnaie usée ». Monnaie qui, à certains moments, passe de main en main, dans l’absolu silence de la pensée. Peut-être est-ce cela la langue de bois. On pastiche ce qui fut, en un moment fondateur, mais qui, n’ayant plus le dynamisme de la jeunesse, s’est alourdi et a pris de la mauvaise graisse. Par exemple, les fameuses « valeurs républicaines ». On ne sait plus trop ce que c’est sinon que l’on psalmodie, jusqu’à plus soif, ce qu’elles sont censées représenter. Elles sont devenues une idéologie : le républicanisme permettant de stigmatiser ce qui ne rentre plus dans son moule quelque peu décati.
    Pareil pour la laïcité qui était la spécificité de ceux qui n’étaient pas des « clercs » : dans les monastères, les frères « lai ». Mais ce caractère laïc est devenu « laïcisme », et l’esprit-prêtre a pris le dessus. Il n’est pas plus fanatique que ceux qui défendent, bec et ongle, la non-intrusion du religieux dans la sphère publique. Ils se proclament « libres penseurs » et, comme le disait ironiquement Nietzsche, sont tout sauf libres ou penseurs ! Esprits asservis à un préjugé idéologique, la plupart d’un âge certain, ils s’emploient à occuper leur retraite en des combats d’arrière-garde à l’utilité des plus douteuses...
    À certains moments, les « formes » sont formantes. C’est-à-dire qu’elles déterminent ce qui est. Elles permettent d’exister. Ce sont des creusets où s’élabore la vie sociale...
    Mais, quand elle n’est plus en congruence avec l’esprit du temps, une « forme » tend à devenir « formule ». C’est-à-dire un fourre-tout où l’on va remiser quelques vieilleries dont on n’ose pas se débarrasser, mais dont on ne sait que faire. La « formule » embarrasse. Elle n’a rien de dynamique. Elle est l’expression des âmes de vaincus ayant une incoercible frilosité devant ce qui est en train d’advenir...
    Voilà bien ce que les politiques n’osent dire. Le théoriquement correct le leur interdit... Avant qu’émerge une autre élite en phase, elle, avec son temps, les politiques du moment continuent à faire la cour à la déesse Raison, cause et effet de ce « social » réduisant l’être-ensemble au simple paramètre rationnel. Et, comme l’on sait, un vrai courtisan doit être sans honneur et sans humeur.
    ... Et dès lors, plus qu’une perfection lointaine, les peuples se satisfont d’une complétude proche. D’une vie vécue, tant bien que mal, avec d’autres, en un lieu donné. L’utopie ne disparaît pas, elle prend une autre forme. Albert Camus a pu, ainsi, parler « d’utopies relatives ». C’est judicieux en ce que cela traduit bien le bricolage existentiel, le fait de s’ajuster, de s’adapter à cette dure nécessité qui est le lot de l’humaine nature. Les Grecs avaient fait d’Anankè une déesse redoutable avec laquelle il convenait de négocier.
    Il y a dans cet ajustement à la nécessité quelque chose qui renvoie au sentiment tragique de l’existence. Cela ne manque pas de grandeur. Ne serait-ce que parce que cela façonne des âmes fortes et conforte la tenue du corps social. L’utopie « relative » redonne à la vie quotidienne une indéniable noblesse ; cela, également, met l’accent sur la « relation ». C’est cette « reliance » qui relie et qui redonne de la confiance qui est le défi lancé par la socialité de l’homme sans qualité aux divers protagonistes de l’action publique, les politiques en particulier.
    Dans cette reliance postmoderne (être relié aux autres, être en « confiance » avec le monde) on est loin de l’idéologie du changement. Ce dernier, pâle ersatz du mythe de l’incendie universel, ou du déluge, que l’on retrouve, depuis l’épopée de Gilgamesh, puis dans celle de la Bible, dans toutes les cultures, ressurgit régulièrement dans les histoires humaines. On le retrouve, chez G. Sorel, dans le « mythe de la grève générale ».
    La politique moderne qui est, on le sait, la forme profane de la religion chrétienne, est obsédée par le « changement ». Il n’est pas certain que ce soit le principe caché étant à l’oeuvre dans la vie sans qualité des peuples. À l’oeuvre dans cette nappe phréatique invisible, qui au-delà ou en deçà du simple social, sustente ce qu’il est convenu d’appeler le sociétal.
    Certes, il y a au fondement de tout être-ensemble une effervescence génératrice, mais ce n’est ni le changement, ni l’attitude conservatrice qui la meut. Pour le dire au travers de quelques images : ni la flèche du temps progressiste, ni le cercle réactionnaire... C’est bien cela qui est au coeur de la sagesse des peuples, l’acceptation, voire le désir de la rotation en spirale. Pour le dire en d’autres termes, appétence pour ce qui advient, ce qui naît, ou plutôt renaît, à partir d’ancestrales racines. L’enracinement dynamique.
    Et c’est cette conjonction de choses opposées que le politique moderne ne peut pas, ne veut pas admettre. On pourrait ici lui appliquer une remarque de Joseph de Maistre, si on manque à la vérité, c’est que l’on a « une peur mortelle de la rencontrer ». Oui, peur d’être obligé de mettre à bas nos dogmes sécurisants. Peur mortelle d’abandonner la bienpensance. Peur qui, ne permettant pas d’évaluer la force du feu générateur animant, avec constance, l’existence, ne peut en rien prévoir les incendies qui, lorsque ce feu n’est pas régulé, enflamme régulièrement le corps social. L’enjeu, on le voit, est donc de taille : ni chamboulement révolutionnaire, ni changement réformiste, ni statu quo mortifère.
    Ce qui est en jeu dans « l’utopie relative » populaire, c’est donc une sorte d’ajustement tragique à ce qui est. Un savoir-vivre qui, sur la longue durée, a assuré la perdurance de l’espèce humaine. C’est ce sentiment tragique de l’existence, sentiment, bien entendu, plus vécu que pensé, qui permet de comprendre une ambiguïté, à moins que ce soit une ambivalence, propre à toute vie collective. Ambiguïté / ambivalence fondatrices caractérisant bien ce clair-obscur qu’est toute existence : ni l’aveuglement des « lumières » progressistes, ni l’obscurantisme du blocage révolutionnaire.
    On attribue à A. Gramsci une heureuse formule délimitant bien la double polarité dont il vient d’être question : « pessimisme de l’intelligence et optimisme de la volonté ». Nombreux sont les politiques, de tous bords, qui usèrent et abusèrent de la formule. En comprenaient-ils bien le sens ?
    Homme d’action et de réflexion, Gramsci a illustré, bellement, l’expression « d’intellectuel organique »... Enraciné dans la culture sarde qui était la sienne, notre politique-philosophe voulait ainsi traduire le fait que c’est en étant enraciné dans une manière d’être et de penser (c’est cela la culture) que l’on peut être à même d’en saisir la dynamique, la force interne, la rotation en spirale...
    Ainsi, « l’intellect organique » peut être comparé au « génie » qui n’est tel que si et tant qu’il est enraciné dans le génie collectif : le « genius » : la gent » en laquelle chacun participe. Le génie n’est donc pas, comme il est fréquent de le dire, ou de vouloir le croire, « puissant et solitaire ». Il n’est « puissant » que si et en tant qu’il exprime la puissance du peuple. C’est ainsi que, dans le meilleur des cas, on peut comprendre le génie politique : il dit, en majeur, ce qui est vécu, à bas bruit, par le peuple dont il est issu. Il est le porte-voix de la vie sans qualité. Et il ne pourra avoir cette qualité que si et tant qu’il représentera cette existence-là...
    Voilà ce qu’il en est de l’ambiguïté / ambivalence propre à la sagesse des peuples. Ce que l’on peut traduire ainsi : pessimisme quant aux représentations de la vie, optimisme quant à la présentation de celle-ci. Il s’agit là d’un « être » profond que l’on ne saurait réduire à des formes plus ponctuelles, et bien plus superficielles plaisant tant aux politiques à courte vue. Superficialité en particulier chiffrée faisant dire à un humoriste classifiant les péchés : « le péché véniel, le péché mortel et… la statistique ». Ou encore à ce fin politique qu’était Winston Churchill : « les statistiques constituent la forme la plus élaborée du mensonge » !
    L’être profond des peuples. N’est-ce point cela qui devrait constituer l’essentielle préoccupation des politiques ? ... Il faut que la voie de celui qui est attentif à la chose collective n’ait pas, forcément, un but à atteindre, mais qu’il sache du moins maintenir le cap constant qui est le sien. C’est ainsi, et ainsi seulement que sa voix pourra être entendue...
    Avec des idées grises, on peut, certes, démontrer (c’est la spécialité de la technocratie régnante, celle de « l’énarchie »), on ne persuade jamais. On peut, pour un temps, faire accepter, au pays quelques vues bornées au XIXème siècle, et l’absence de courage intellectuel. Mais pour un temps seulement... L’anachronisme a toujours un relent de moisi. Et sous l’incantation du « changement », on pressent que c’est l’épuisement d’un paradigme qui s’avance masqué. En bref, l’agonie de la modernité.
    Car, même si du bout des lèvres et d’une manière mesurée, ils ont donné leur voix, les peuples entendent ce qui ne se dit pas. Ils flairent les mensonges dans les postures puritaines, et pressentent le simulacre sous l’affirmation d’agir, avant tout, avec et pour la justice sociale. Car, de savoir incorporé, la sagesse populaire, sait d’immémoriale mémoire, acquise par l’expérience dans le cadre de la tradition, elle sait donc que cette justice est un leurre. Démagogiquement on peut, périodiquement, l’agiter tel un hochet pour enfants turbulents. Mais, avec réalisme, l’on sait que seule la justesse importe.
    Car, à l’encontre d’une justice abstraite, constamment revendiquée dans le cadre d’une logique du « devoir-être » confondant morale et politique, la justesse est l’accommodement avec d’autres, une accommodation avec ce qui est en un lieu et un temps donnés. C’est cela la vérité du moment. Et seul ce qui est vrai est fécond...

FIN DE CITATIONS

Le texte dans son intégralité est gracieusement offert en téléchargement sur le site sous le titre : L'opéra-Bouffe du Politique.
Que MM soit encore remercié de cet honneur et ce bonheur pour moi et mes visiteurs !