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ISLAM POSTMODERNE








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mardi 31 mai 2016

Salafisme profane 8

Le vrai visage de Moncef Marzouki


  

Moncef Marzouki, tentant un come-back sur la scène politique où il a pourtant terni une ancienne aura bien usurpée de militance droits-de-l'hommiste, s'est dernièrement répandu en lamentations sur les médias, accusant Ennahdha de l'avoir trompé.
On sait que c'est une technique usée dont on abuse dans le cadre de la politique politicienne, celle qui consiste à s'attaquer à plus grand que soi pour se donner quelque importance. Ce que fait Moncef Marzouki en accusant celui qu'il considérait il y a peu comme son père spirituel, celui qui l'a fait roi, Rached Ghannouchi.
Ayant connu l'ancien président de l'intérieur de son parti dont j'ai fréquenté à peine cinq à six mois les militants de sa section parisienne, et en adepte de l'éthique en politique — la poléthique — je livre donc ici un témoignage pour la vérité historique au nom de l'intérêt de la patrie.
Je crois, en effet, que c'est du devoir de tout patriote de rappeler ce que fut la vérité de cette illusion qu'était le parti CPR de M. Marzouki  qui est lui-même, au mieux, un artefact trompeur, mais dont les facéties ne trompent plus personne d'autre que lui-même. (1)
Une facticité ne faisant illusion que par et pour le pouvoir
La facticité est, en philosophie, ce qui constitue un fait contingent. Elle est aussi la qualité de ce qui est faux. C'est ce qui correspond au mieux dans les deux sens du mot à celui qui, en apparence, mais juste en apparence, se présente en bête de pouvoir.
Car, si c'est vrai, ce n'est nullement  comme cet animal politique qui sait être machiavélique afin de conquérir le pouvoir ou le reconquérir, quitte à vendre son âme, en ayant plusieurs de rechange, le tout pour un idéal et non pour le pouvoir en lui-même. (2)
M. Marzouki est juste ce cabot dont parle le Coran et qui n'arrête de haleter pour toujours plus de pouvoir, une ambition dévorante constituant la seule âme disponible chez lui, sans laquelle il n'est rien. Cela lui fait dire le pour et le contre en une même phrase que son éloquence peine à voiler et que dévoile son action d'oxymoron sur pattes. (3) 
Tous ceux qui ont connu celui qui avait prétendu à bon droit — avant d'entrer à Carthage — au label de militant des droits humains, savent ou se sont rendu compte, comme ce fut mon cas, que Moncef Marzouki n'avait pour ambition que le pouvoir; c'était sa seule raison de vivre, son unique idéal ! Son âme y était articulée, faisant la terrible élasticité des valeurs qu'on a vérifiée lors de sa catastrophique présidence. (4)
Or, celle-ci, ne l'oublions pas, il ne l'a eue que grâce à ce qu'il présentait comme une alliance  stratégique qu'il croyait durable, éternelle même, oublions que rein ne dure, surtout pas en politique. (5)
S'il l'a oublié, c'est qu'il était tout concentré sur son nombrilisme maladif qu'aggravait son égo surdimensionné par et pour le pouvoir, négligeant le b.a.-ba de la politique où tout reste possible, la politique quand elle est noble étant l'art de l'im-possible.     
Pourtant, ayant réussi à tromper son monde du fait de son talent incontestable de la tchatche, cette langue incomparable pour abuser ceux qui croyaient en son éthique, il n'a pas manqué dans son entourage direct ou indirect de voix sincères pour attirer son attention sur ses erreurs, lui conseiller la voie de la sagesse. Ces voix, il n'a pas voulu les écouter, têtu dans sa confiance aveugle dans l'illusion qu'il s'et faite d'être irremplaçable au jeu stratégique du parti islamiste afin de demeurer au pouvoir. (6)
Pourtant, il tablait certes sur une vision juste de la politique en terre d'islam se devant d'être ce que je qualifie d'enracinement dynamique, donc articulée sur la tradition religieuse, mais en faisant de l'islam une lecture postmoderne.
C'est ce que je préconise et qui m'a amené vers son parti; mais Moncef Marzouki, lui, en faisait un miroir aux alouettes, son islam étant encore plus dogmatique et intégriste que celui d'Ennahdha. Mon passage éclair par la section de son parti à Paris m'en édifia pleinement. Au reste, on l'a vu et vérifié lors de sa honteuse campagne électorale indigne d'un supposé militant des droits de l'homme. (7)
L'arroseur arrosé ou Arlequin au bal masqué      
Ne nous trompons pas ! M. Marzouki n'est pas bête, il est même intelligent, mais mal instrumentée, celle qui met la vérité au service de la fausseté. Le livre noir en a été la quintessence. (8)
Ainsi a-t-il cru faire oeuvre d'intelligence en s'arrimant à Ennahdha, croyant se l'attacher à lui, alors qu'il la servait, au vrai, du point de vue du gourou nahdhaoui, juste pour un temps, celui strictement nécessaire pour une étape devant se terminer où le parti Ennahdha avait besoin d'alibi de modernisme ou supposé tel.
Bien plus que la parabole de l'arroseur arrosé, Moncef Marzouki a incarné ainsi celle d'Arlequin au bal masqué. On sait ce que ce personnage de la comédie italienne au costume multicolore signifie en termes de bouffonnerie; a-t-on idée d'aller à un bal masqué avec un tel accoutrement qui permet d'être repéré à mille lieues ?
Or, la politique, est un opéra bouffe ou encore ce bal masqué, et l'idéologie du CPR n'était qu'un habit d'arlequin qui ne pouvait faire illusion longtemps sauf à n'être qu'un costume de bal, un masque pour passer comme relever d'une foi sérieuse d'une vision éthique de l'islam et de la politique. Ce n'était nullement le cas du CPR, une parfaite tromperie, un produit vicié à la base.
De ma part au moins, durant mon court passage par son parti — que je croyais alors être ce qu'il se prétendait — Moncef Marzouki n'a pas manqué de conseils et d'appels à ne pas prendre ses voeux pour des réalités, ne voulant croire que ses lubies en portant un faux jugement sur Rached Ghannouchi.
Malgré mes mises en garde et celles de certains autres de ses propres militants, rares, mais ayant le mérite d'exister, il l'estimait être son mentor politique, ignorant le fin politicien à l'antique qu'il était, capable d'être à la foi le lion et le renard de la politique obsolète, mais qui a encore cours chez nous, en mesure donc de se jouer de ceux qui croient se jouer de lui.
Ainsi, tout au bonheur d'avoir ce qu'il voulait d'Ennahdha, l'ancien président non élu de la Tunisie a cru s'attacher à lui ce parti, au point d'oser le crime de faire une OPA sur ses militants, bien enregistrés au cadastre pourtant, selon la formule de l'un des caciques d'Ennahdha.
Son délire de seigneurie, celle du chat se prenant pour lion, lui faisant croire mettre à ses pieds Ennahdha pour lui avoir tout cédé durant sa présidence, y compris sur le peu de valeurs humanistes qu'il affichait et avec lesquelles il est arrivé à tromper son monde, moi y compris. Or, la feuille de vigne, comme les feuilles d'automne, finit par tomber. (9)
Je l'ai dit et écrit, je ne  m'en suis nullement caché, j'ai cru un moment, comme tant d'autres, à la sincérité axiologique de Moncef Marzouki, ce qui m'a amené, au moment où l'action politique imposait le passage par un parti, à adhérer à son parti au temps où j'étais encore à Paris, en 2013.
Je fus alors surpris, horrifié même, de l'écart abyssal qu'il y avait entre la théorie et la pratique; j'ai néanmoins voulu croire qu'il ne s'agissait que de cet écart pouvant séparer un général de ses troupes indisciplinées, infiltrées par les islamistes. J'ai même pensé qu'il pouvait être un idéaliste n'arrivant pas à contrôler son armée, le comparant même à Ali Ibn Abi Talib.
Ce faisant, je n'ai pas manqué de m'adresser directement à lui, tout autant qu'aux militants que j'ai fréquentés un court moment avec le fol espoir de redresser la barre, rappeler les valeurs supposées d'origine du CPR, mais oubliées, me réclamant d'une sorte de canal historique qui n'a jamais existé cependant. (10)
Un homme du passé voulant incarner le futur
Malgré la sincérité du conseil, qui n'était rien d'autre, d'ailleurs, que ce que je disais dans le même temps au leader islamiste, j'allais me rendre à l'évidence et que je ne voulais croire que sur preuves tangibles : Marzouki n'avait pas de valeurs, sauf le pouvoir, une obsession maladive.
C'est ce qui lui a fait agir pour une alliance stratégique avec Ennahdha, voulue comme une sorte de garantie pour accéder et durer au pouvoir, son unique motivation, y ayant vendu son âme comme on la vendrait au diable. (11)
Aussi, il n'a pas seulement ignoré mes exhortations à un réveil de conscience impossible faute de conscience, mais a très vite considéré comme un ennemi celui qui ne cultive que l'amitié, même au plus fort de l'inimitié des plus injustes. Car c'est cela être juste de voix et de voie que je prétends volontiers être.
Il me souvient lui avoir même reproché, par messagerie sur internet dont il était friand, d'user allègrement de la logorrhée de Ghannouchi; cela lui déplut fortement au point de me rayer de la liste de ses amis sur Facebook.
Inutile de dire ici un mot de ma cause propre, relative à l'injustice subie par l'ancien régime dans ma carrière diplomatique, et sur laquelle j'ai attiré son attention en sa qualité de premier responsable de la diplomatie. Non seulement il s'en désintéressa royalement, mais supputa même comme osèrent par la suite le dire ses affidés que je n'avais rallié son parti que pour faire aboutir une cause dont le sérieux et la validité n'avaient besoin d'aucun passe-droit, étant une cause juste devant finir par triompher.
Ainsi a-t-on prétendu que je n'étais passé par le parti du président que motivé par mes intérêts; ce qui relève non seulement du ridicule absolu, mais de la puérilité insensée, car il était évident que si je voulais me servir aux dépens de mes valeurs et de l'éthique, je me serais adressé aux partis Ennahdha ou Takattol qui recrutaient à tour de bras des serviteurs en vue de les  placer dans les rouages de l'État. Rappelons que j'étais encore à paris et l'Ambassadeur en France était du Takattol et le Consul général à Paris d'Ennahdha.   
Après mes multiples appels sur internet ou à travers les responsables du parti, j'ai donc quitté son parti au bout de six mois à peine, cette formation qui n'était que cette illusion que je me suis mis alors à écrire CPr, avec une minuscule pour république, car il n'y avait rien de républicain en cette formation de mensonges et de faussetés, où les recrues étaient encore plus extrémistes que certaines troupes d'Ennahdha, d'aucuns parmi eux m'avouant même avoir hésité pour leur engagement partisan entre le CPr et le parti Ettahrir. C'est dire !
Pour terminer, osons un ultime conseil à M. Marzouki en lui disant de s'estimer  heureux d'avoir réalisé son rêve d'entrer à Carthage où il a été une sorte de président Castafiore, cette supposée diva internationale chantant faux. (12)
Qu'il n'oublie jamais qui l'a fait roi, car ce dont il rêvait comme un enfant, il ne l'a eu que grâce au soutien de Ghannouchi. Je parle d'enfant, car c’est à cela que renvoie son comportement lors de son retour en Tunisie, celui d'un garnement prétentieux, annonçant à l'avance son entrée à Carthage. Pareille assurance et l'extase qui suivit n'était-elle pas un juste prix pour le déshonneur d'aujourd'hui, la roche Tarpéienne étant toujours proche du capitole ! (13)
Que l'ancien président intronisé par Rached Ghannouchi ne soit donc pas mauvais joueur ! Il doit savoir, de plus, qu'il n'est plus à la hauteur de la situation, ne faisant pas le poids face aux deux monstres sacrés actuels de la scène politique tunisienne. (14)
Et qu'il me soit permis, avant de finir, de rappeler à celui qui se prétend connaître le peuple, en relever, que le proverbe populaire conseille aux amateurs politiciens comme lui d'attendre que la place soit libérée des pro de la politique pour espérer y jouer un quelconque rôle.
Et pour terminer, rappelons à celui qui s'enorgueillit de son savoir, l'adage latin du nemo auditur : on ne peut se prévaloir de ses propres turpitudes ! Moncef Marzouki doit d'abord voir la poutre dans son oeil avant de reprocher la paille dans celui de ses adversaires, anciens amis indéfectibles qui plus est. Qu'il se contente de la rente d'ancien président de la Tunisie Nouvelle, même s'il n'a fait que contrarier sa nouvelle jeunesse; cela continue à tromper certains étrangers. Car la fausseté appelle la fausseté en nos temps de zéroïsme de sens.   

NOTES
















Publié sur Kapitalis