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lundi 17 août 2015

Recettes terroricides 2

À propos des hôtels dits «halal» : En État civil de droit, point de «halal», mais que du légal !



Un phénomène grave est en train de se répandre en douce dans notre pays sans qu'on n'y prête assez garde : celui des hôtels dits «halal».

En effet, dans le silence des autorités, on voit s'ouvrir chez nous des hôtels portant un tel label et qui pratiquent au vu et au su de tous une discrimination, et ce  sous les auspices d'une religion qu'on caricature et dont on fait un commerce.

Des hôtels en infraction avec la loi

De tels hôtels ne sont pas conformes à la loi et doivent être rappelés à la légalité républicaine qui ne suppose aucune discrimination entre les citoyens, surtout pas basée sur les convictions religieuses.

En effet, dans un État de droit, se voulant civil qui plus est, il n'y a nulle place pour des notions comme «haram» ou «halal» qui relèvent de la sphère religieuse devant rester limitée à la dimension privée de la vie sociale.

Sauf à être une théocratie, la Tunisie ne peut ni ne doit tolérer l'usage abusif de tels termes. Ils ne font qu'ajouter à la totale confusion des valeurs qui règne dans le pays.

En Tunisie, État constitutionnellement de droit et dont le caractère civil est affirmé, il n'y a place que pour la catégorie juridique du légal et d'illégal. Aussi, user du terme religieux halal pour distinguer ou discriminer une partie des citoyens aux dépens d'autres sans aucune raison valable relève de l'illégalité absolue.  

On ne peut tolérer une telle transgression de la légalité sauf à nier le fondement même de l'État tunisien tel que rappelé par la Constitution.

Un amalgame dangereux avec la religion  

De plus, dans le cadre de la guerre contre le terrorisme du pays, il est impératif que les autorités nationales mettent le holà à un pareil travestissement de la religion pour un pur usage mercantile.

Un tel amalgame est dangereux, les catégories religieuses de «halal» et de «haram» n'ayant rien à voir et ne devant rien avoir avec la vie publique des citoyens, ne devant pas déborder le cercle de la vie intime de chacun.

Nos autorités doivent aussi rappeler à ces commerçants de la religion, nouveaux marchands du temps, que le «halal» est strictement et limitativement encadré en islam et ne peut supporter la moindre extension sauf à violer l'islam en sa lettre et son esprit.

C'est ce que font les affairistes des hôtels dits halal qui veulent imposer une conception caricaturale de la religion par la force et par des moyens détournés.

Ce qu'implique le maintien des hôtels «halal»

Maintenant, si les autorités publiques, comme cela semble être le cas, ne sont pas en mesure de stopper ce phénomène, elles doivent accepter d'en tirer toute la logique.

Car, l'existence d'un hôtel halal implique celle d'un hôtel non halal. Aussi, les autorités devront dans ce cas accepter des hôtels où les services seront diamétralement opposés à ceux proposés par les hôtels «halal».

Ainsi, par exemple, ne pourrait-on empêcher de voir forcément apparaître, au nom des droits égaux et des libertés équivalentes pour tous, des hôtels pour nudistes, ou assurant la prestation de plages privées réservées au nudisme.

Ce ne serait que de la pure logique à tirer, un pendant  imparable pour un type de services discriminatoire.

Car la liberté des uns de se voiler, y compris intégralement, et de vouloir incarner une interprétation intégriste de la religion ne saurait empêcher celle d'autrui, tout à fait légitime, de se dévoiler, y compris intégralement, et d'honorer une autre conception, bien plus authentique, de la religion.

En effet, faut-il le rappeler, la nudité n'est pas un péché en islam.*




Publié sur Al Huffington Post