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vendredi 7 août 2015

De la daimoncratie à la démopraxie 6

L'enfance de la politique ou quand les enfants font la leçon à nos infantiles adultes




La Tunisie Nouvelle République n'a que le choix d'innover si elle veut réussir,(1) sinon c'est le fatal échec. Or, elle a la chance insigne d'avoir une richesse inestimable, celle de sa jeunesse mature qui met encore plus l'accent sur la vacuité de la classe politique touts tendances confondues.

C'est l'ère d'une enfance de la politique en Tunisie qui rejettera tôt ou tard des politiciens devenus de simples mauvais démons de la politique dans une daimoncratie(2). 

Jeunesse mûre, classe politique immature

Le Huff Post a récemment d'ailleurs fait état de cette maturité de nos enfants(3) en se faisant écho des propos plus que responsables d'un membre du parlement des enfants qui, rappelons-le pour être objectif, remonte à l'ère de la dictature.

Comme quoi, il suffit de taxer de tous nos maux - qui n'ont fait qu'empirer - le régime déchu ! Il était certes corrompu, mais à un degré moindre qu'aujourd'hui, car les honnêtes volontés arrivaient à se frayer un chemin en n'ayant que le service de la patrie en vue. Or, aujourd'hui, elles n'y parviennent plus, les maffias ne se limitant plus à une seule famille.

Cette maturité est la même, mais poussée à son paroxysme, qui fait glisser notre jeunesse sur les chemins de traverse et les amène à faire du terrorisme une cause de vie. C'est que nos jeunes ne veulent plus être traités en enfants, ces derniers étant déjà des hommes, et ils le prouvent à leur manière. Quand l'adulte est traité en enfant, il se transforme en monstre. C'est ce qui explique les rangs des Tunisiens les plus pourvus chez les terroristes(4). Ainsi le Tunisien s'immole par le feu ou met le feu au monde !

Cela s'est manifesté d'ailleurs de manière originale lors des fameuses "entrées" des élèves à l'occasion du bac sport(5), une innovation de leur génie propre imposée à tous et qui impose la propre sortie du champ politique des adultes qui ne s'adonnent pas à une politique au diapason des exigences du temps présent, ne sachant pratiquer qu'une politique politicienne antédiluvienne.

Pourtant, il n'y a pas lieu de désespérer, car les bonnes volontés, surtout du côté des femmes, le véritable trésor de guerre de la Tunisie, ne font pas encore pénurie, malgré la limitation drastique des réserves, ne serait-ce que par découragement et pessimisme.

Quand l'optimisme se fait un pessimisme raisonné, une sorte de doute méthodique, les voies du futur tunisien, ces chemins qui ne mènent nulle part(6), retrouvent tout leur potentiel de positivité puisqu'on le sait depuis Heidegger, ce sont ces chemins appelés holzweg qui assurent la garantie de la voie du salut, la dérive devenant alors situationniste et permettant de découvrir un nouveau monde par une sérendipité postmoderne. 

Au parlement des enfants la réforme de l'éducation !   

Qu'est-ce à dire donc sinon que nos politiciens doivent cesser de se gausser de leur infuse science et se faire humbles en ne traitant plus comme des ignares la jeunesse de ce pays, lui donnant la place éminente qu'elle mérite !

Or, il est une occasion en or que la classe politique doit saisir pour manifester sa propre maturité : celle de la réforme de l'éducation nationale.

Voici un secteur en grave crise et qui ne saurait aujourd'hui être réformé à bon escient sans impliquer les premiers concernés que sont les enfants et les jeunes adultes.

En un temps où les éducateurs sont eux-mêmes dépassés dans le savoir par ceux qu'ils sont censés éduquer, puisqu'avec internet  le savoir est capillarisé, étant au bout d'un clic de souris, on ne peut plus le dispenser de la manière classique ni faire abstraction de l'avis des enfants qu'on veut éduquer et qui sont en mesure d'éduquer leurs propres maîtres.

Le vrai maître en postmodernité est celui qui se reconnaît ignorant en restant humble, toujours assoiffé de savoir à prendre auprès de tout un chacun, le savoir d'aujourd'hui étant une docte ignorance.

Aussi, notre ministre de l'Éducation nationale qui a su faire, en d'autres circonstances, la preuve de son bon sens, volant au secours des enfants contre leur encadrement autiste, serait bien inspiré de confier au parlement des enfants - outre les associations de jeunes intéressées - son projet de réforme de l'Éducation nationale pour en faire véritablement une oeuvre salutaire pour un secteur sinistré.  

NOTES :



Publié sur Al Huffington Post