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jeudi 22 janvier 2015

Du fair-play au fair-pray 2

 À quoi joue l'UPL ?




L'UPL semble faire se faire plaisir à jouer au mauvais joueur pour peser de tout son poids de troisième parti de l'Assemblée des Représentants du Peuple sur la formation du gouvernement. Pour le moins, en effet, il semble réussir à en retarder l'annonce.

Ce faisant, il ne fait que semblant de ne pas savoir à quel haut degré d'instabilité et de dépendance des contingences obéit la formation d'un gouvernement de coalition, surtout avec une assemblée en mosaïque comme c'est le cas en Tunisie.

De fait, c'est une tactique bien rodée de se rendre encore plus intéressant, valoriser son poids en exigeant le plus pour avoir le moins.

Dans une déclaration aux médias, le secrétaire général du parti, M. Ben Dhia déplore aujourd’hui ce qu'il considère être un manque de respect par le chef du gouvernement désigné d’un engagement de principe antérieur donnant à son parti un rôle éminent en rapport avec son poids dans l'Assemblée.

D'après lui, M. Essid ne propose désormais à l'UPL qu'un simple secrétariat d'État sans même en définir la nature; ce qui semble, même s'il ne l'a pas dit, contrarier les ambitions ministérielles du président du parti.

Or, ce dernier ne saurait oublier que ses soucis actuels, annonçant éventuellement une action en justice, ne seraient point de bon effet pour un gouvernement dans l'ambition est d'avoir la plus totale confiance des plus larges couches du peuple afin de faire renaître la confiance indispensable pour que le pays recouvre la santé.

Aussi, l'esprit même qui inspire le parti de M. Riahi devrait lui faire passer l'intérêt du pays au sien propre. Cet intérêt est que le libéralisme, qui semble marquer désormais l'orientation économique du pays avec la présence simultanée quasi acquise d'Afek et d'Ennahdha, ne soit pas — du moins aussi tôt — assimilé à l'affairisme qui caractérise son image dans les esprits avec tout ce que cela emporte de soupçons d'excès et d’abus.

Se suffire d'un secrétariat d’État permettrait déjà à l'une des compétences avérées de l’UPL de faire assez amplement montre au gouvernement de  ce que pourrait apporter le libéralisme à la Tunisie.

Pour le reste du travail — l'essentiel pourrait-on dire —, il pourra et devra se faire à l'ARP où l’UPL aurait alors avoir à coeur de défendre une conception éthique du libéralisme.

Cela serait dans le cadre de la réforme de l'arsenal juridique obsolète du pays afin que le libéralisme retrouve son esprit premier de libertés tous azimuts, y compris et surtout dans le domaine social.

Ainsi et ainsi seulement l’UPL servira dans le même temps sa doctrine et la Tunisie en faisant en sorte que le libéralisme de bas étage, limité à un capitalisme sauvage, n’y soit pas consacré, car cela ne saurait réussir aucunement en notre pays.


Publié sur Leaders