2017 : année d’abolition de l’homophobie en islam ! Que les militants maghrébins proposent ce projet de loi : en Tunisie (en arabe, en français) et/ou au Maroc (en arabe, en français) !

Mon manifeste d'amour au peuple 2/3
 




Mon manifeste d'amour au peuple 3/3


ISLAM POSTMODERNE








Accès direct à l'ensemble des articles منفذ مباشر إلى مجموع المقالات
(Voir ci-bas انظر بالأسفل)

samedi 4 octobre 2014

De la patrie à la matrie 8

Il est temps de respecter l'État civil en Tunisie !



C'est toujours la même chose ! À chaque occasion religieuse, on voit les plus hautes autorités de l'État s'afficher comme si rien n'a changé en Tunisie. Ainsi même ceux qui n'ont jamais prié se sentent-ils obligés de s'afficher en faisant la prière à ces occasions, par exemple. Or, il s'est quand même passé quelque chose en Tunisie qui a été déclarée État civil. Il est temps donc de laisser les célébrations religieuses à leur personnel. C'est ce que commande la Constitution.

Au nom de ce principe et pour le rendre effectif, les personnalités symboliques de l'État doivent s’abstenir de s'afficher religieusement, restant à l'écart des manifestations traditionnelles, le leur donnant pas l’aspect étatique. Même si elles sont naturellement pieuses, elles doivent se sentir obligées de garder de leur montrer pour ne pas mélanger leurs fonctions à la religion. Celle-ci doit être préservée de toute instrumentalisation politique. C'est cela l'État civil !

Aussi, M. Jomaa se faisant filmer en priant le matin de l'aïd a commis une erreur, encore plus grosse que celle de la classe politique, en agissant comme elle. En effet, il est supposé être une compétence, ce qui veut dire une distance avec non seulement la politique, mais aussi la religion.
Il aurait dû laisser cette charge au Mufti de la République dont c'est la mission.

Une confusion néfaste

Ainsi continue-t-on dans la confusion, vidant la constitution de toute sa signification bien que la notion d'État civil soit se pierre angulaire. Espérons qu'on veillera à 'avenir à ne plus faire ce genre de mélange néfaste, chacun demeurant à sa place, concentré sur sa mission. Certes, on n'a pas encore l'habitude, mais on doit s'y faire, la religion ne devant plus relever que de la sphère privée.

Il est aussi temps de ne plus instrumentaliser les ondes lors de telles occasions, ce qui ressemble à une propagande religieuse, car dans un État civil on peut être religieux comme on peut ne pas l'être. De quel droit imposer un contenu religieux à tous, comme cette manie qui s’est imposée de diffuser les appels à la prière, y compris en coupant les émissions ? Il y a bien des ondes privées qui le font et qui ont  le droit de le faire. Mais les ondes publiques n’ont pas ce droit, car elles censées représenter tout le pays dans sa diversité.

Nous espérons que les candidats aux élections législatives qui commencent ce samedi 4, jour de l'aïd, se prononcent sur cette question et se déclarent clairement sur la nécessaire neutralisation de l'État eu égard aux manifestations religieuses, toutes les manifestations sans exception.

Respecter les droits de tout un chacun, c'est faire réintégrer la religion la sphère privative de la vie.  C'est ainsi qu'on respectera aussi la religion comme une sacralité en ne la mélangeant aux choses profanes.