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mercredi 27 août 2014

Une éthique politique 6

Risque de guérilla urbaine en Tunisie?


Il semble que la récente vite du leader d'Ennahdha en Algérie fut en relation moins avec la situation en Libye comme on a pu le croire qu'avec l'état actuel et futur de notre pays.

En effet, ce n'est un secret de polichinelle que les Algériens n'ont jamais porté les islamistes tunisiens dans leur coeur. Ils ne croient pas à leurs protestations répétées d'une nouvelle foi en la démocratie, pointant régulièrement leur double sinon triple langage.

Aujourd'hui, ils avanceraient même des preuves de cette malsaine pratique politicienne et voulaient frapper fort en y confrontant les islamistes au nom de la sécurité commune tuniso-algérienne, car l'Algérie ne saurait qu'être entraînée dans le chaos si la Tunisie y sombrait. ce que redoutent sérieusement nos voisins. 

Crainte d'une guérilla urbaine

L'Algérie serait en possession d'informations alarmantes sur l'imminence du déclenchement d'une guérilla urbaine en Tunisie et semble soit en tenir responsable Ennahdha soit préjuger de sa capacité à agir en vue de l'enrayer.

Elle serait persuadée que les retombées d'une telle catastrophe déstabiliseraient l'Algérie d'autant plus que la base arrière des futurs guérilleros urbains  serait bien plus les frontières avec l'Algérie que celles avec la Libye.

Ce qui rend les dirigeants algériens sûrs de leur fait est la multiplication en Tunisie de signes qui ne trompent pas, d'après eux, sur la mise en oeuvre d'une telle guérilla dont l'État tunisien pris avec les élections et les contraintes politiques qu'elles entraînent ne semblent pas assez lui accorder l'intérêt qu'appelle sa gravité.

Les Algériens seraient même sûrs que le jeu électoral n'est juste qu'une  face apparente d'un iceberg dans la stratégie du parti de Ghannouchi dont la face immergée ne serait que cette guérilla en cas d'exclusion du pouvoir. 

Parallèle avec l'arrivée au pouvoir des nazis 

Certains de leurs diplomates ne manquent pas de faire état de ce que leur inspire le jeu de séduction auquel se livre le parti islamiste pour faire adouber certaines de ses figures par des partis laïques ayant un programme économique libéral ou pour attirer sur ses listes des personnalités du monde économique. 

Ils n'y vont pas pas quatre chemins, rappelant que Hitler est arrivé au pouvoir en faisant les yeux doux au patronat allemand. Des capitalistes comme Fritz Thyssen, baron de l’acier, Carl Friedrich von Siemens, roi de l’électricité, ou Karl Bosch, magnat de l’industrie des colorants assurèrent, en effet, l'arrivée au pouvoir du chef nazi.

S'agissant du spectre de la guérilla urbaine, Les Algériens se limitent juste à référer aux manuels en la matière tout en appelant l'attention sur la similitude de la stratégie qui y est évoquée avec la réalité vécue tous les jours en Tunisie depuis quelque temps.

Ce que dit le manuel du guérillero urbain

S'il suffit de lire, par exemple, le manuel du guérillero urbain de Carlos Marighella pour donner raison aux Algériens dont l'expérience en ce domaine est grande, force toutefois est de relativiser leurs certitudes en notant que rien ne prouve  l'implication des seuls islamistes.

En effet, il est aussi des irréductibles du côté de l'ancien régime tout comme de leurs opposants qui refusent que la démocratie s'installe au pays, étant assimilée à une atteinte à leurs intérêts.

Pour revenir au manuel de Marighella, voici ce qu'on peut y relever de nature à expliquer les craintes algériennes relativement aux tirs de pétards et autres feux d'artifice devenus quotidiens en Tunisie. Nous avons mis en italiques les passages pertinents eu égard à la situation de notre pays :

« Le tir, raison d'être du guérillero urbain :
La raison d'être du guérillero urbain, son action, sa survie, tout cela dépend de son art de tirer. Il est indispensable qu'il s'en acquitte bien. Dans la guerre conventionnelle, le combat se fait à distance et avec des armes à longue portée. Dans la guérilla, c'est le contraire; s'il ne tire pas le premier, il risque de perdre la vie. De plus, comme il n'a sur lui que peu de munitions et que son groupe est réduit, il ne peut perdre du temps; il sera donc prompt au tir...
Afin d'éviter d'être une cible facile, le combattant ne cessera de se mouvoir, tout en tirant.
On devient un bon tireur en s'exerçant systématiquement par les moyens les plus divers: en tirant à la cible dans les fêtes foraines; en tirant, chez soi, avec un fusil à air comprimé, etc. Le bon tireur pourra devenir un franc-tireur, c'est-à-dire un guérillero solitaire, capable d'opérer des actions isolées. En tant que tel, il devra pouvoir tirer à longue et courte distance, avec des armes appropriées à l'une ou l'autre fonction.
Les "groupe de feu" (cellules) :
Les guérilleros urbains seront organisés en petits groupes. Chaque groupe, appelé "groupe de feu" (cellule), ne peut dépasser le nombre de 4 ou 5 personnes. Un minimum de 2 groupes (cellules), rigoureusement compartimentés et coordonnés par 1 ou 2 personnes, s'appelle une "équipe de feu" (réseau).
La connaissance du terrain :
Le guérillero urbain, s'il veut que le terrain soit son meilleur allié, doit le connaître jusque dans ses moindres détails. Ce n'est qu'ainsi qu'il pourra intelligemment faire usage de son relief, des ses talus et des ses fossés, de ses accidents, de ses zones laissées à l'abandon, etc., afin de faciliter le tir, les opérations de retrait, et aussi de se cacher.
Mobilité et rapidité :
La mobilité et la rapidité du guérillero urbain doivent être supérieures à celles de la police. A cet effet, il veillera:
- à être motorisé;
- à bien connaître le terrain;
...
- à s'assurer la possession d'un armement léger.
Lorsqu'il réalise des opérations qui ne durent que quelques minutes et s'il quitte le lieu de son action au moyen d'un véhicule à moteur, le guérillero ne pourra échapper à ceux qui le poursuivent que si, au préalable, il a déjà reconnu l'itinéraire. Il n'opérera que dans des endroits éloignés des bases logistiques de la police afin de faciliter sa fuite.»

Ledit manuel est sur internet.