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dimanche 31 août 2014

Postmoderne Méditerranée 3

La diplomatie européenne se réoriente vers la Méditerranée




Dans le cadre du nouveau staff dont l'Union européenne vient de se doter ce week-end, la diplomatie européenne se réoriente ostensiblement vers la Méditerranée avec l'arrivée à sa tête de la ministre socialiste  italienne des Affaires étrangères, Madame Federica Mogherini, qui succède à la britannique, Mme Catherine Ashton.
Dans les commentaires sur le renouvellement des hautes personnalités de l'Union, on estime généralement que la crise ukrainienne qui secoue gravement l'Europe a pesé sur le nouveau casting. Avec l'arrivée du Premier ministre de Pololgne Donald Tusk  à la présidence du conseil, on ne manque pas de noter que ce conservateur représente la fibre de l'Union  hostile à la Russie tandis que la socialiste italienne incarnerait l'autre, plutôt amène.
Il n'empêche que l'arrivée de Madame Mogherini à la tête de la diplomatie de l'Union annonce surtout un sérieux infléchissement de la politique étrangère de l'Union vers la Méditerranée. Ainsi, la pression des pays du sud aura payé, surtout leurs revendications relatives à une plus grande prise en compte du poids de la méditerranée dont le Premier ministre italien a fait le cheval de bataille d'une politique agressive s'articulant autour de la thématique symbolique, mais porteuse de la Mare Nostrum.  
Il reste à espérer que cet intérêt porté à la Méditerranée ne le soit pas selon l'ancien paradigme dominant les rapports Nord-Sud, articulé sur les considérations surannées du sécuritaire au coeur d'un dispositif n'ayant de l'esprit de solidarité que l'apparence. 
L'intérêt même de l'Europe impose désormais pour elle la nécessité de refonder sa politique migratoire pour que notre mer commune cesse d'être le charnier qu'elle est devenue, pourvoyeur en plus de munitions humaines pour les terrorismes du monde entier. C'est que nombre de jeunes terroristes se recrutent de plus en plus parmi la jeunesse maghrébine défavorisée ou se considérant à tort ou à raison brimée par une arrogance occidentale manifestée notamment par une gestion migratoire à l'antique, n'ayant plus de sens dans un monde globalisé.
L'appartenance de la nouvelle chef de la diplomatie européenne à l'Italie, confrontée en premier aux drames des migrations, et au gouvernement de M. Renzi qui a affiché une farouche volonté de rendre à la Médietrannée sa vocation traditionnelle de mer qui unit et ne divise plus devrait permettre d'espérer que la diplomatie européenne soit infléchie vers nettement moins de sécuritaire et beaucoup plus non seulement d'humanitaire, mais de réelle solidarité euroméditerranéenne. 
Il reste aux diplomaties des pays du Maghreb, qui sont les premiers concernés et les plus à même de faire bouger les choses, d'oser sensibiliser à bon escient et avec davantage de vigueur leurs collègues européens à leur devoir à l'égard de notre mer commune en n'hésitant pas de faire usage de tous les instruments utiles en la matière, dont le recours enfin à ce qu'impose une bonne logique respectueuse du droit international, j'ai nomme le fameux visa biométrique de circulation. 
Cet outil est d'abord la compensation nécessaire à la cession du droit régalien des États du Sud au relevé des empreintes digitales de leurs nationaux par les puissances étrangères du Nord. Il est aussi et surtout une formule imparable respectant les réquisits sécuritaires et les droits humains à la mobilité, contribuant de plus, concrètement et efficacement, à l'édification d'un futur espace méditerranéen de démocratie, préalable à une inéluctable adhésion du Maghreb (ou du moins de la Tunisie et du Maroc) à l'Union européenne. 

Publié sur Leaders