2017 : année d’abolition de l’homophobie en islam ! Que les militants maghrébins proposent ce projet de loi : en Tunisie (en arabe, en français) et/ou au Maroc (en arabe, en français) !

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mardi 1 juillet 2014

De Démoncratie à Postdémocratie 2

Où est l’État de droit ?



D’horribles propos de haine, appels au meurtre à peine déguisés, continuent à se faire entendre en Tunisie et restent impunis ! Le dernier en date est même le fait du responsable d’un parti légalement reconnu. Ainsi, Ridha Belha du parti salafiste — qui se paie le luxe jusqu’à avouer ne pas reconnaître la Constitution — pousse la provocation jusqu’à jeter l’anathème sur le journaliste Mokhtar Khalfaoui. 

Que font les autorités nationales ? Rien ! Elles doivent pourtant se rappeler qu’on a une Constitution qui interdit l’anathème et le punit. Que n’arrête-t-on d’entendre d'ailleurs comme anathémisation depuis l’adoption de cette Constitution ? 

Il est vrai que la Constitution, bien qu’entrée en vigueur, n’est pas encore appliquée, ses droits et obligations restant encore lettre morte. Mais qu’est-ce qu’on attend pour les activer ? Jusqu’à ce que les appels au meurtre des illuminés — violant notre religion en plus de notre Loi fondamentale — fassent de nouveaux drames ? 

Pas plus qu’hier, une enfant, Eya, a payé de sa vie des propos similaires ayant poussé au crime son père. Que ne se presse-t-on donc d’ériger l’État de droit en Tunisie toutes affaires cessantes,  et ce même avant les élections nationales érigées en priorité des priorités !

Il est navrant que la classe politique ne s’active qu'à organiser ces élections supposées, certes, être un pan de l’Éat de droit projeté. En cela, cependant, elle ne fait que construire sur des sables mouvants.

En effet, l’État de droit avec de nouvelles lois justes et non celles de l’ancien régime doit d’abord être érigé afin que les élections soient véritablement honnêtes et transparentes, se faisant dans le cadre matériel d’une Constitution activée. Or, aujourd'hui, elles se font uniquement selon une disposition constitutionnelle formelle se réduisant à une date imposée par des intérêts partisans. 

Où est l'État de droit garantissant l'honnêteté de ces élections et consolidant la légitimité qui en sortira ? Nulle part ! C'est ce qui encourage les excès de ceux qui se vantent même de ne pas reconnaître la Constitution. Et il n'y aura pas de démocratie dans ce pays tant qu'on n'a pas un État de droit avec la mise en oeuvre de sa Constitution.

Publié sur Leaders