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ISLAM POSTMODERNE








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vendredi 30 novembre 2012

Faim de monde 1

La faim d'un monde à l'épreuve du sacré et du profane

Songes et mensonges :
La scène politique et sociale en Tunisie continue, comme avant, de ressembler à un théâtre d'ombres où tout prêterait à sourire n'étaient ses victimes en nombre. Certes, à l'ordre d'antan a succédé un désordre que l'on veut toujours prendre pour une multiplicité d'ordres malgré les songes des uns, aux allures de cauchemars, et les drôlets mensonges des autres l'alimentant sans cesse. Le tout ayant lieu sur un fond ne trompant personne d'une épreuve entre la conception d'un sacré par trop humaine dans ses excès et celle d'un profane abusivement transcendant dans sa vision quasi religieuse de la vérité.
Et cela sous les yeux d'un peuple qui est loin d'être aussi benêt qu'on le croit, étant même bien plus sage que les protagonistes de la tragi-comédie qu'on lui donne à voir. Surtout, il a de la religion qui est, en dernière analyse, la cause première de tous ses malheurs, une pratique à mille lieues des appréhensions rigides d'adhésion ou de négation de tous bords.
Nonobstant, au sortir d'une dictature qui l'avait dépossédé de sa véritable essence, le Tunisien est encore à la quête de la réappropriation de son être. Aussi est-il est malheureux qu'elle se fasse en pleine épreuve de force des songes et des mensonges chez les uns et les autres. Certes, le temps où prévaudra la sagesse finira bien par advenir, mais les dommages d'un tel retard ne manqueront pas dans l'attente faute de la clairvoyance du staff politique, celui majoritaire aux commandes du pays, particulièrement.
Pourtant, il est puéril de continuer cette guerre de religion masquée. Surtout, il ne sert à rien de glorifier Dieu, reniant l’ici-maintenant pour l'au-delà, le spirituel n'ayant jamais été sacrifié sur cette terre de Tunisie, étant au plus profond de chaque Tunisien, dans cette présence insaisissable en son tréfonds. Il s'agit d'une permanence activée et réitérée d'une quête de l’être, d’un principe de vie grâce auquel tout devient sens, signe de la perception d'une pneumatologie ininterrompue et immuable malgré les diverses formes qu'elle revêt.
En Tunisie, s'il peut exister un reniement de pareille idiosyncrasie, elle ne saurait être qu'au travers d'une expérience imparfaite du rapport à l’Autre, revenant à une coupure du réel fatalement traumatique, amenant à laisser « tomber le corps, le quotidien »,1 car elle ne saurait se résoudre que dans un déchirement catastrophique entre l’ici-maintenant inévitable, fondant l'utilitarisme du Tunisien, et l'au-delà nécessaire, sa spirituelle nourriture.
Il est nécessaire donc pour nos politiciens d'enterrer la hache de guerre afin de permettre enfin aux enfants de ce pays d'être en paix avec eux-mêmes, en harmonie avec leur nature qui se résout en ce voyage à l’intérieur de soi et qui n'est qu'une absence apparente, demeurant une réelle présence aux autres; cette présence qu'ils tiennent du riche legs soufi marquant le pays.
La révolution tunisienne, le coup du peuple qui a changé la face du monde, aura bientôt deux ans, et il n'est que temps, en cette terre d'ouverture et de tolérance ancestrales, de parler d'un islam original, d'une spiritualité de l’ici-maintenant, dans l’ici-maintenant. Et cela ne sera possible qu'une fois que la langue de bois politique aura cédé place à un langage poétique s’appropriant des éléments du langage mystique perceptible à chaque coin de rue de notre Tunisie.
Le moment de paix tant attendu, pour la Tunisie s'épiphanisera par la mise en résonance nécessaire de l’âme tunisienne dans un « voilé-dévoilé »2 inévitable entre un sacré séculier et un divin profane, entre une religiosité d'hérésie et une spiritualité sereine. C'est cette dernière, une mystique musulmane — un humanisme de grand format — ayant su gagner les cœurs dans le monde entier, qui est bien prégnante chez nous; et elle est en mesure de s'imposer aux uns et aux autres, à leurs songes cauchemardesques et mensonges aux allures de fausses vérités.
Sur le plan politique, elle relève du principe dialogique, ce concept forgé par Edgar Morin supposant que deux ou plusieurs logiques sont unies sans que la dualité se perde dans l'unité de l'ensemble. Au plan religieux, elle est un dialogue intérieur avec soi, une forme de présence à soi-même, cette « expérience du Soi » dont parle Olivier Lacombe,3 et qui est l'essence même du soufisme.
C'est que dans la pratique religieuse en Tunisie, n'en déplaise aux rigoristes coupés des réalités de leurs coreligionnaires, l’ici-bas est vécu comme un tremplin pour une expérience de l’Autre et avec lui, qui est cet autre soi-même, y compris et surtout lorsqu'il est différent, étranger. Tout autant, il est de vivre en résonance avec les textes renvoyant à une parole sacrée, quelle que soit l'origine de ces textes; le musulman étant le déférant par excellence et sa religion, le sceau des saintes Écritures.
Dans les strates variées de la société, marquées par une ingéniosité ininterrompue et une incessante créativité, un renouvellement continu des modalités expressives du sacré est à l'œuvre, une création permanente de formes de croyance veillant à garder au petit peuple sa liberté de croire à sa guise, puisque certaines « réalités, mots, choses, temps, espaces peuvent acquérir la valeur du sacré lorsque se manifeste(nt) en elles» ce qui est toujours assimilable à « l’efficacité de la puissance divine », pour reprendre les expressions de Marcel Viller.4
En notre pays, surtout depuis sa révolution qui a permis de lever le voile dogmatique dont se servait la dictature afin de celer ses turpitudes, la mystique soufie, mais pas seulement, est un cadre idéal permettant d'assister, pour qui sait aller au-delà des apparences, à un ballet de perte, d’absence et d’alliance des contraires pour la mise en pratique d'une véritable rhétorique de l’indicible, d'un espace tangible de désir de vivre, particulièrement prégnant dans la sensualité débordante, à l'état latent ou manifeste, en cette ère des foules et des sens débridés.
La spiritualité dans la Tunisie postrévolutionnaire n'est pas nécessairement un effort de s’élever hors de l’immédiateté ou de fuir une certaine réalité; elle est plutôt et surtout dans un abandon à la réalité, une entrée en elle, quitte à ce que cela se fasse en force, avec bris et fracas, par une mise en présence des choses et des êtres, confinant même au spectacle, pouvant avoir une intensité rare, quitte à finir en violence, en un dérivatif toujours trompeur sur ses causes et motivations.
Les événements malheureux qui secouent notre paisible pays depuis un temps le démontrent bien : le versant mystique du Tunisien, cette adhérence à son être hic et nunc peut aussi être l’expression d’une « faim irrésistible d’exister ».5 Romain Rolland, s'opposant à l'analyse faite par son ami Freud de la religion en 1927 dans l'Avenir d'une illusion,6 ne décrit-il pas l’expérience mystique comme « quelque chose d’illimité, d’infini » ou encore comme « une sensation religieuse toute différente des religions proprement dites » : « sensation de l’éternel », « sentiment océanique »?7
En Tunisie, au-delà des aspects politiques qui obnubilent les uns et les autres, le peuple est toujours à la recherche « fruitive de l’absolu ou d’un absolu »;8 et il s'agit bien là d'une quête, d'une expérience mystique.9 Or, comme le rappelle Jacques Maritain : « toute expérience mystique n’est pas expérience de Dieu » !
C'est que la fin d'un monde révolu en Tunisie est loin d'y être la fin du monde; elle n'est qu'une faim d'un autre monde hors des sentiers battus, originel et original. Tel est le défi lancé par les auteurs du fameux Coup du peuple à nos politiciens. Sauront-ils satisfaire à cette faim en usant d'une raison sensible, en pratiquant une politique compréhensive, loin des songes et mensonges, plus près de la psychologie des foules ?
Sacré séculier et divin profane :
En notre société, les formes expressives du sacré, quel qu'il soit, nourrissent les créations de toutes les manifestations de la vie quotidienne, traduisant une poétique certaine de thèmes, une originalité de motifs et une richesse de procédés stylistiques, d'images, de symboles. Elles en reflètent notamment une conception bien différente de celle, par trop dogmatique, des élites en déphasage avec les réalités populaires.
De fait, elles confirment bien une tension certaine vers le sacré, mais elles n'en font point la lecture ringarde d'une frange minoritaire de la société, étant plutôt originale, bien plus poétique que religieuse, avec une expression spirituelle dans sa transversalité transculturelle, sa perméabilité éclectique et son œcuménique hybridation.
Les traces de ce sacré sont partout dans ce pays, tout aussi qu'ailleurs, au demeurant, en une époque contemporaine postmoderne mondialisée ; poétiques souvent et esthétiques, elles sont également dramatiques parfois, mais surtout tragiques. Protéiforme donc, ce sacré ne relève pas nécessairement du religieux, mais bien plus du spirituel; surtout d'une sorte de transcendance profane, une immanence divine en quelque sorte. C'est qu'en socialité tunisienne, le sacré est reformulé par une pratique populaire particulière de la foi. Chez le peuple, dans sa majorité écrasante, la religion ne garde du culte que son apparence, sa gestuelle, son côté jubilatoire et festif, faisant glisser ses modalités expressives vers une spiritualité poétique, un mysticisme vernaculaire.
Car le sacré, en islam, est fondamentalement ce qui relie l’homme au divin, ce par quoi « s’exprime l’aspect essentiel d’une vision religieuse du monde »;10 et cela intègre aussi bien la spiritualité comme « mode de connaissance et d’existence à la fois étranger et supérieur à la connaissance et à l’existence normales »11 que la mystique en tant que « rapport direct, immédiat, intime avec Dieu »,12 ce « sacré intérieur »13 en définitive.
Les traditionalistes en Tunisie continuent d'associer le sacré à l’idée de transcendance divine prise au sens strict du terme, alors que la société islamique, surtout au Maghreb et en Tunisie particulièrement, pratique depuis des lustres un autre rapport à la transcendance, bien évident dans les manifestations populaires et qui sont autant d’« épiphanies du sacré »14 en quelque sorte. Or, il ne s'agit ici que de ces mêmes excès que les plus rigoristes des musulmans n'ont pu, tout au long de l'histoire de l'islam, que tolérer, considérant avec raison que la pérennité de la religion, sa santé surtout, dépendaient de pareille vitalité même si elle flirtait, dans son dionysisme, avec le paganisme.
Aussi, il est bel et bien, en terre d'islam, une mystique à laquelle on ne saurait échapper; c'est celle-là même que les salafis ont cherché à contrer quand son aspect profane, conjugué aux dangers impérialistes, leur ont paru menacer l'islam dans son existence même. Cette mystique est à forte assise soufie; et l'on se trompe lourdement si on confine le soufisme aux seules couches populaires quand il a de tout temps était l'apanage des savants, oulémas, et jurisconsultes, sans parler de la noblesse d'arme et de pouvoir. Comme l'a bien vu Michel de Certeau, la mystique soufie a traduit en islam « l’émergence d’une réalité universelle ou absolue »,15 sans avoir été nécessairement une « mystique sauvage »,16 ayant été plutôt de tout le temps conforme à la définition donnée par le dictionnaire Le Robert de la spiritualité : ce qui est indépendant de la matière, mais toutefois d’ordre moral.
Indépendant et moral ou encore éthique, le soufisme l'a bien été effectivement, tout en étant davantage : esthétique au sens étymologique de sensible.17 L’expression spiritualiste musulmane du sacré ne s'est jamais forcément liée à une croyance déterminée, même pas à l'islam stricto sensu. Ainsi, on pouvait y intégrer tout ce qui touchait au discernement du bien et du mal et, plus largement, au jugement que l’on porte sur les choses, la valeur qu’on leur accorde.
En cela, l'islam soufi a toujours été conforme à la conception authentique de la religion arabe, une foi avant d'être une croyance; et une foi s'insérant dans la tradition abrahamique, reconnaissant tout autant que l'islam, sceau des prophéties, les révélations l'ayant précédé. C'est pourquoi nous considérons que le soufisme représente aujourd'hui le vrai esprit salafi, étant le seul courant de pensée en islam conforme à l'esprit véritable de la religion du prophète arabe, humaniste, rationaliste et universaliste, et de ce fait éternelle.
Le vrai fidèle en islam, au-delà des marques extérieures de dévotion, est loin d'être ce qu'il donne à voir de caricatural dans nos rues en singeant un faux islam de cirque venant d'Orient. Il est plutôt celui qui conforme son action personnelle et son comportement social à l'esprit même de la religion, un esprit tout en spiritualité, mû non par la vanité des choses du monde, mais par l'élan vers l'absolu pour une captation du monde invisible. Et celle-ci est considérée comme d'autant plus possible qu'on l'aura méritée par une purification et de sa personne et de ses intentions, les plus intimes même.
L'islam authentique n'a pas peu insisté sur la valeur réelle des choses qui sont tout autre chose pour le croyant sincère que leurs apparences et bien plus que ce qu’elles donnent à voir. En islam — et les soufis ont été pratiquement les seuls à en rendre le plus fidèlement compte après la première génération des musulmans —, le monde qui compte est ce monde infini qui se construit et se reconstitue dans nos actes, gestes et paroles de tous les jours, dont la pureté permet au plus lointain, à l’infini d'advenir, de se concrétiser, faisant saint du plus simple des hommes.
Pour cela, il n'est nul besoin d'être éclairé, savant ou initié, puisque le soufi reconnaît au santon, au fakir et à l'extasié pareil pouvoir; il suffit d'être éveillé à cet infini pour devenir « éveilleur » d’infini. Car le rapport demeure direct entre Dieu et sa créature, se passant du ministère de clercs ou d'église. C'est ainsi qu'on passe de l'état de croyant mort, rendant grâce machinalement à Dieu, quand il ne violente pas sa religion en la défigurant, à celui de fidèle véridique, auréolé d'une foi scientifiquement avérée en une véritable transcendance, rien que belle et absolue en sa justice et sa justesse. Ainsi, conformément aux préceptes de sa religion, le musulman se remplit de l'esprit réel de l'islam, un esprit éternel au-delà d'une formulation textuelle, nécessairement contingente, puisqu'elle s'adresse à des humains imparfaits et changeants.
C'est un pareil esprit religieux, fondamentalement spirituel, bien plus culturel que cultuel, qui amène l’homme ayant la foi véritable, quelle qu'elle soit, à regarder le monde avec une profondeur inouïe et une ouverture de vue et d'esprit cosmique. Or, un tel esprit a correspondu à une constante humaine qui a constitué une sorte de trajet anthropologique allant de l'enchantement au désenchantement du monde selon que l'on a spiritualisé ou non une croyance dont l'homme ne peut se départir, ballotté qu'il est entre l’éphémère et l’éternel d'une condition imparfaite, s'élevant autant qu'elle se spiritualise et s'abaissant à force de matérialité.
Ainsi, la faim d'un Nouveau Monde en notre pays se situe-t-elle par-delà le bien et le mal, le sacré et le profane, dans une mise à distance de la religion, grâce à la tradition soufie toujours vivace. Assurément, il s'agit ici de linéaments d'un autre monde qui se tracent dans la Tunisie du Coup du peuple en pleine ère des foules dont la communion émotionnelle reste avant tout spirituelle en sa déclinaison mystique postmoderne.


NOTES :
1 L'expression est de Fabrice Midal, dans Risquer la liberté, Paris, Seuil, 2009. Notons que je m'inspire ici, notamment pour les références, de l'excellente note de présentation de Bernadette Hidalgo Bachs du colloque qu'elle organise en avril 2013 à la maison des Sciences de l'Homme de Clermont-Ferrand et auquel elle a eu l'amabilité de m'inviter : Écritures poétiques et écritures du sacré : interactions. Cela ne fait que confirmer, est-il besoin de le rappeler encore ici, que ce que vit la Tunisie relève bien de l'universel. On peut prendre connaissance de la présentation du colloque sur le site de l'organisatrice : http://www.everyoneweb.fr/wp/Presentation_tier/Index.aspx?WebID=fac.bp.hidalgo.bachs
2 Pour reprendre l'expression de Philippe Sers dans sa préface pour Michel Hulin, La Mystique sauvage, Paris, PUF, 1993, p. 21.
3 Olivier Lacombe (en coll. avec L. Gardet), L'expérience du Soi, étude de mystique comparée, Paris, Desclee de Brouwer, 1981.
4 Dictionnaire de la spiritualité, Paris, éd. Beauchesne, 1990, p.38.
5 La formule est de María Zambrano employée pour Saint Jean de La Croix, «Saint-Jean de la Croix, De la Noche oscura a la más clara mística », Sur, Buenos Aires, 1939.
6 Paris, 1932, trad. M. Bonaparte, rééd. PUF, 1971. Analyse confirmée, en 1929, dans Malaise dans la civilisation, trad. C. Odier, Paris, PUF, 1934.
7 Dans une lettre à S. Freud en date du 5 décembre 1927. Cf. Michel de Certeau, Article « Mystique », Encyclopaedia Universalis, 1985, t. 12, pp. 873-874. Cf. également Jacques Sédat, Henri Vermorel, « Freud et le sentiment océanique», in Michel Cazenave, Bible et religion, Paris, France Culture, Desclée de Brouwer, 2002, p. 117 à 138.
8 Jacques Maritain, Quatre essais sur l’esprit dans sa condition charnelle, ch. III, L’expérience mystique naturelle et le vide, Paris, Altsatia, 1956, p.128. S'agissant de l’adjectif « fruitive », Louis Gardet et Olivier Lacombe en font l’écho du vocabulaire de Saint Augustin où « la fruitio s’oppose à l’usus, et concerne la joie de celui qui se repose en la fin poursuivie et obtenue ; usus se rapporte aux moyens. » (cf. L’expérience du Soi, op. cit., p. 23).
9 Ainsi la définissent, par exemple, Olivier Lacombe et Louis Gardet, dans L'expérience du Soi, op. cit.
10 Marcel Viller, Dictionnaire de la spiritualité, op.cit., p. 38.
11 Pour reprendre la formulation, légèrement modifiée de Philippe Sers dans sa préface écrite en 1988 à Wassily Kandinsky, Du spirituel dans l’art, et dans la peinture en particulier, Denoël, coll. Folio Essais, 2009. On peut en avoir en ligne une présentation, ainsi que du texte de Kandinsky, ici : http://artsculturesetfoi-lyon.cef.fr/spip.php?article382 — et en téléchargement ici : artsculturesetfoi-lyon.cef.fr/IMG/pdf/Kandinsky.pdf
12 Benoît Beyer de Ryke, Maître Eckhart, une mystique du détachement, Bruxelles, Ed. Ousia, 2000, p. 9.
13 Selon l'expression de Roger Caillois, L’homme et le sacré, op. cit., p. 176.
14 Selon la formulation de Marcel Viller dans le Dictionnaire de la spiritualité, op.cit., p.38. C'est nous qui mettons au pluriel.
15 Article « Mystique », Encyclopaedia Universalis, 1985, t. 12, pp. 873-878.
16 D'après l’expression de Michel Hulin, La mystique sauvage, Paris, PUF, 1993.
17 L'esthétique (aesthetica) est un mot dérivé du grec signifiant la sensation. Ainsi, étymologiquement, l'esthétique se définit comme la science du sensible.